Blogue


  • 2012.04.23 par Sylvain Guimond

    Google lance Adwords pour Youtube

     

    Google a annoncé aujourd'hui le lancement officiel d'AdWords pour les vidéos sur Youtube. Cette annonce permettra maintenant aux annonceurs de gérer leurs campagnes vidéo sur Youtube et le Réseau Display de Google plus facilement.


    La campagne fonctionnera sur le principe de TrueView. Comme c’est le cas présentement, une publicité est intégrée à une vidéo sur Youtube et l'annonceur déboursera les frais seulement lorsque la publicité sera vue jusqu'au bout. Les mots clés entrés dans le moteur de recherche de Youtube seront pris en considération pour la diffusion des annonces ainsi que les champs d'intérêt des visiteurs.


    Un annonceur pourra désormais diffuser une vidéo en fonction des mots clés. Selon Google, le visionnement des vidéos sur Youtube entraîne une augmentation des visites sur les sites associés de 20% et 5% d'augmentation des recherches des entreprises.


    Pour inciter l'implication des entreprises, Google donnera 50 Millions de dollars en AdWords gratuit pour encourager 500,000 nouvelles entreprises à s'impliquer dans l'annonce vidéo sur Youtube.


    Pour vous aider à comprendre le fonctionnement, je vous invite à visionner la vidéo suivante. 

     


  • 2012.04.18 par Simon Laganière

    Les feux de forêts dans le désert

     

    Question de mettre le feu aux poudres.

    Les feux de forêts dans le désert

     

    Depuis octobre 2009, Louis-Philippe Beauregard et Philippe Alarie se sont donné comme mandat de brasser Trois-Rivières et faire en sorte qu'une nouvelle offre musicale voit le jour en région. Ils ont ainsi créé les soirées Feux de forêt dans le désert. Cette série de concerts invite des artistes de la scène musicale underground à venir se produire dans de petites salles comme le Zenob, l'atelier Silex ou l'ancien café Le Charlot. Des groupes de la région ou en provenance de Montréal. Certains sont même venus de Toronto.

    Une formule simple qui encourage l'ouverture d'esprit et incite à la découverte. En se rendant à ces concerts, on s'assure d'assister à une performance originale. Même si parfois déroutante, les prestations sont toujours enrichissantes au point de vue musical. On y découvre de grands artistes; des créateurs qui ne viendraient pas en région puisqu'ils sont à l'écart du réseau de diffusion ordinairement emprunté par les groupes plus populaires.
     

    La date du 25ieme rendez-vous n'est pas encore connue. À suivre...

    Joingnez le groupe Facebook

     

    Les bons coups des feux de forêt

    Pawa up first
    www.myspace.com/pawaupfirst

    Siskiyou
    www.siskiyouband.com

    Lake of stew
    www.lakeofstew.ca

    Elfin Saddle
    www.elfinsaddle.com
     

     


  • 2012.04.16 par Roxanne Boucher

    5 facteurs pour entrer en mode créatif

    Le grand John Cleese se prononce

     

    Il y a des milliers de points de vue sur la créativité, son mode de fonctionnement. Celui de John Cleese m’a particulièrement plu. Tout d’abord parce que je suis vendue aux Monty Python, mais surtout parce que ses cinq facteurs pour se mettre en mode créatif relèvent du gros bon sens.

    Treize minutes de sa conférence (en 1991) vous en convaincront. Son discours n’a pas pris une ride. Mais juste au cas, voici une traduction libre des cinq facteurs.

    1. L’espace
    Il est nécessaire d’avoir un espace pour jouer. Il faut s’isoler, ne pas être dérangé. Il est impossible de créer quand on est entouré des stress habituels.

    2. Le temps
    Il faut aussi créer un espace dans le temps. Une période déterminée où l’on se retire de la vie normale. Cleese recommande 1 h 30. Moins de trente minutes, l’exercice est quasi inutile. On pense à tout avant d’avoir l’esprit libre (merde, j’ai oublié d’acheter du lait; il faut que je parle à Chose). Il est aussi bien plus facile de se consacrer aux petites choses urgentes que l’on sait que l’on peut faire (p. ex. envoyer des courriels) qu’aux grandes choses non urgentes auxquelles on n’est pas certain d’arriver (p. ex. penser). Au-delà de 90 minutes, on a besoin d’une pause. Ainsi, il semble préférable de faire plusieurs séances de 90 minutes réparties sur quelques jours pour un sujet donné.

    3. Le temps
    Encore le temps : prendre tout le temps possible pour jongler avec une idée. Il est tellement plus facile de prendre la première solution et de s’arrêter que de faire durer l’inconfort de l’indécision. Mais c’est ce qui permet d’arriver à une idée plus originale.

    4. La confiance
    Rien ne coupe la créativité comme la peur de faire une erreur. Il faut avant tout admettre qu’en période de création, il n’y a aucune erreur possible, s’ouvrir à tout. Jouer à « What if? ».

    5. Un tour de taille de 22 pouces
    Bien entendu, il s’agit de l’humour. C’est un excellent moyen d’entrer en mode créatif. Même si le sujet est sérieux. Introduire l’humour dans le processus créatif n’enlève rien au sérieux du sujet auquel on réfléchit. Cleese demande aussi : à quoi bon être solennel? Sa réponse à 12:49 est assez claire.

    Amen.

    À écouter sur l’excellent blogue Brain Pickings. Merci à Laurent Simon (via Mosaic/YULBCN) pour la découverte.

     

     

     

     

     

     


  • 2012.04.04 par Sylvain Guimond

    Découvertes de la semaine de Google Analytics

    La semaine dernière j'ai découvert 2 nouvelles choses plutôt intéressantes que je voulais faire partager avec vous.

    Le rapport en format PDF

    Pour ceux qui ont utilisé l'ancienne version de Google Analytics, vous vous êtes sûrement rendu compte que la production d'un rapport PDF avaient été retirées. Les seules options disponibles restaient les fichiers TSV pour Excel et CSV qui sont beaucoup moins intéressants visuellement et qui demandent une manipulation pour pouvoir transmettre les données à un client. Par contre, les rapports courriel qui avaient déjà été programmés dans le passé fonctionnaient toujours. 

    Au courant du dernier mois, Google Analytics a ajouté plusieurs fonctionnalités intéressantes à son interface.  (Les "Multi-channel funnels", les visites en temps réel, la visualisation du flot de pages vues.  Dans ce billet, je me concentrerai sur l'export en PDF. 

    En fait, 2 nouvelles options s'offrent aux utilisateurs.  La production d'un rapport en PDF instantanément selon la vue actuelle ou la programmation de l'envoi d'un rapport à une fréquence désirée.  C'est une option qui s'avère intéressante lorsqu'on veut envoyer un rapport à un client qui n'est pas nécessairement familier avec l'interface Google Analytics.

    Mesure des trafics des médias sociaux

    J'ai lu un article intéressant sur la façon de configurer le compte Google Analytics pour faciliter la vue des visites provenant des médias sociaux.  Dans les vues de base de Google Analytics, le trafic provenant des médias sociaux est entremêlé à celui de toutes les provenances. La façon la plus facile est de créer des segments. 

    Créer un segment pour Twitter, Facebook et Google+

    Débutons par Twitter.  Dans la section "Source du trafic" vous n'avez qu'à créer un "Segment avancé".  Ensuite, vous n'aurez qu'à ajouter les différentes variables de sources de trafic de Twitter (twitter.com, t.co, hootsuite, tweetdeck, bit.ly). 

    Il ne nous vous reste qu'à répéter la même opération pour Facebook et Google+ en créant deux autres "Segments personnalisés".  Vous obtiendrez une vue qui ressemble à celle-ci et qui facilitera votre analyse du trafic provenant des médias sociaux. 

    Voilà!  Amusez-vous!


  • 2012.04.03 par Patrick Desmarais

    Confoo

    Un vrai rassemblement de geeks !

    Pour la deuxième année de suite, nous avons participé à Confoo, un colloque sur le développement web qui avait lieu au Hilton Bonaventure à Montréal. Par développement, j'entends vraiment le développement dans le sens de programmation, optimisation du code, bonnes pratiques, etc. Près de 600 développeurs de 18 pays (Canada, États-Unis, France, Allemagne, Angleterre, Suisse, Hollande, Pologne, Belgique, Brésil entre autres) y participaient cette année. Quatre différentes formations de 2 jours y étaient offertes avant le début du colloque qui lui durait 3 jours.

    Réparties sur ces 3 journées, 160 sessions d'une heure étaient offertes sur différents sujets (.NET, Accessibilité, Administration de système, Cloud computing, CMS, Front-end, Gestion de projet/agile, Java, JavaScript, Mobile, Persistance de données, PHP, Python, Réseaux sociaux, Ruby, Scaling/performance, Sécurité, Services Web, Startups, Tests/QA). Évidemment, il était impossible pour nous de participer à toutes ces sessions puisqu'il y en avait 10 en même temps et nous étions 3. De plus, dans notre contexte de développement, certains sujets étaient moins intéressants. Nous avons donc concentré nos énergies sur les sessions des sujets suivants : CMS, Front-End, Gestion de projet/agile, JavaScript, Mobile, Persistence de données, PHP, Scaling/performance, Sécurité, Tests/QA.

    Nous avons participé à plusieurs sessions sur PHP et quelques-unes qui touchaient directement ou non à Symfony2, le framework de développement que nous utilisons pour la grande majorité des projets de nos clients. Nous avons pu constater l'engouement envers Symfony2 qui se démarque comme étant le framework de développement web le plus avancé en ce moment. Plusieurs sessions sur les tests, le TDD (Test Driven Development), le BDD (Behavior Driven Development), comment bien estimer un projet tout en produisant du code de qualité et testé, étaient vraiment intéressantes. Nous avons déjà commencé à appliquer certains trucs dans le développement de nos projets depuis notre retour et avons bien hâte à l'aboutissement de certains projets à code ouvert présentés pour pouvoir continuer à faire évoluer nos outils (PHPCR entre autres).

    Toujours plaisant aussi de revoir les gens qui nous suivent et qu'on suit sur Twitter ou Github et d'avoir des discussions inspirantes sur notre métier.

    Pour ceux que ça intéresse, la bouffe était très bonne et la piscine chauffée sur le toit de l'hôtel était très agréable !

    Merci à l'organisation pour leur excellent travail et à l'an prochain (peut-être comme conférencier... ;) )

    Les présentations de la plupart des sessions sont disponibles sur joind.in.

    (Sur facebook, si vous regardez comme il faut la photo d'entête, vous y trouverez un chandail [Egzakt] et donc moi et mes collègues.)

    Tags :

  • 2012.03.23 par Roxanne Boucher

    Plein de chefs-d’oeuvre pour pas un sou

    Lorsque l'on visite une ville, on se précipite dans les musées; mais prend-on seulement le temps de voir nos chefs-d’oeuvre à nous, ici?

    Le Musée des beaux-arts de Montréal a procédé à un redéploiement de sa collection permanente avec l’aménagement de son nouveau pavillon/salle de concert. On y présente désormais l’art québécois et canadien.

    Je vous en prie, prenez une ou deux heures de votre temps. C’est gratuit. C’est impressionnant. C’est agréable, et comme une certaine pharmacie, ça aussi ça fait du bien.

    Je fus étonnée par la richesse des œuvres, particulièrement de 1940 à ce jour. Commencez par le 4e étage – art inuit. Les classiques sculptures en pierres polies y sont, mais aussi de déstabilisantes œuvres faites d’os et de dents, ou la surprenante tête de totem faite d’espadrilles Nike (esthétique et sémantique superbes!). Puis descendez étage par étage, époque par époque, jusqu’au deuxième sous-sol. Que dire des nombreux Riopelle, Borduas et Marc-Aurèle Fortin; il y a même des toiles du Groupe des Sept (mais pas celui de la ville de TR).

    Just go.

    Pavillon Claire et Marc Bourgie, sur Sherbrooke, coin Crescent.
     

    Et ne manquez pas de jeter un œil à Œil, ci-dessous, une commande pour le nouveau pavillon.

    (J'ai pris ma photo le 2 mars, dans le temps où il avait encore de la neige à Mtl)

     

     

    Tags :

  • 2012.03.07 par Sylvain Guimond

    Lancement de Google Play

    Google Play en compétition avec iTunes d'Apple

    Lancement de Google Play

    C'est hier que Google Play a fait son apparition. Google Play se veut en quelque sorte une plate-forme centrale qui remplacera Google Music, eBookstore et Android Market qui deviendront respectivement Play Music, Play Books et Play Store. Arrivera par la suite Play Movie, un service de location de films en ligne.

    Accessible à l’adresse play.google.com, Google Play agira un peu comme le iCloud d’Apple et permettra d’écouter et partager de la musique, des films des livres et des applications sur le web et sur un téléphone ou une tablette Androïd. Tout comme iCloud, plus d’inquiétude de perdre ses documents. Il sera également possible de partager des liens « Écoute gratuite » et des lectures préférées sur Google+.

    Google Play permettra de stocker plus de 20,000 chansons gratuitement et d’avoir accès à plus d’un million de fichiers musicaux. En plus des chansons, il sera possible de télécharger plus de 450,000 applications et jeux Android.

    En donnant le nom Google Play à son nouveau magasin en ligne, Google espère redonner confiance aux utilisateurs occasionnels de faire des achats croisés avec d’autres types de contenus. Il entre donc en compétition directe avec l’iTunes d’Apple.

    Au Canada, le service Play Music n’est pas offert pour l’instant et en Europe, seul le Android Market sera disponible.

    Je vous invite à visionner le vidéo de présentation du nouveau Google Play.

    Tags :

  • 2012.02.17 par Simon Laganière

    Youth Lagoon

    Inpiré de Canne et du garage.

     

    Youth Lagoon

    L'automne dernier, j'ai eu un véritable coup de coeur pour groupe américain lançant leur premier album. Le projet se nomme Youth Lagoon et leur album se nomme The Year of Hibernation. En faisant des recherches sur le groupe, j'ai découvert leur très beau clip librement inspiré du film The Tree of Life de Terrence Malick. Ce long métrage à remporté la Palme d'Or à Canne en 2011. C'en était fait, je suis maintenant un fan.

    Youth Lagoon, c'est en grande partie le projet du jeune chanteur-claviériste Trevor Powers. Âgé de seulement 22 ans, le musicien de Boise en Idaho a composé l'un des meilleurs albums de 2011. C'est dans le cadre d'un cours que l'artiste a créé The year of Hibernation.

    L'album est paru sur la mythique étiquette de disque Fat Possum. L'étiquette, surtout spécialisée dans la musique blues, compte dans ses rangs des artistes intègres et originaux comme Charles Caldwell, Bob Log III et R.L. Burnside. Cela dit, la musique de Youth Lagoon n'a rien en commun avec le répertoire typique en provenance du Mississipi.

    Ça sonne comment ? Trevor Powers possède une voix haute, timide et parfois tremblotante. Cette voix est enrobée d'un vaste reverb qui peut donner l'impression que le technicien s'est trompé dans ses boutons, mais au final donne une signature unique et fait foie d'une grande cohérence. Toujours accompagné d'un piano, d'un drum machin et d'une guitare électrique, la réalisation est sobre et met en valeur la sensibilité de chaque pièce. Je vous suggère la pièce Cannon pour vous donner une idée.

    En entrevue avec le Noisevox, Trevor Powers racontait qu'une fois l'enregistrement terminé, lui et et son équipe ont loué un large garage pour y installer des hauts parleurs et de nombreux micros. Ils ont fait jouer ses voix à travers le large entrepôt pour enregistrer le tout et ainsi créer un reverb unique qui fait la signature du groupe. C'est ce qu'on appelle aller au bout de sa démarche.

    Voici le clip de la chanson Montana réalisé par Tyler T. Williams. C'est ce clip qui fut inspiré du film The Tree of Life de Terrence Malick. 

    L'album The Year of Hibernation est à découvrir et possiblement à apprivoiser. Youth Lagoon sera en spectacle le 30 mars prochain. L'évènement aura lieu à Montréal, à La Sala Rossa.
     


  • 2012.02.06 par Roxanne Boucher

    Conversation sur une affiche (Mad Men 5)

    L’affiche ne comporte aucun mot, mais ouvre la discussion.

     

    Prologue : la série Mad Men
    Pour les fans de la série, nul besoin d’explication. Pour les non-initiés, vous avez du rattrapage à faire. Tellement à dire! Wikipédia en fait un bon article, il y a aussi le site officiel…En bref : Mad Men est une excellente série télévisée, de plusieurs façons. Le réalisateur est très minutieux dans la reconstitution quasi historique des décors, costumes et surtout modes de vie de l’époque. Qui plus est : le rythme de l’époque (lent, rempli de non-dits). La première saison demande même un effort de la part du spectateur pour s’habituer à ce langage si différent de ce que l’on connaît à la télévision aujourd’hui. Et, j’oubliais, l’excellent scénario porte sur le monde de la publicité des années 60.

    L’affiche en question
    La saison 5, très attendue, est annoncée pour le 25 mars, d’une façon délibérément crue (choquante pour les post-traumatisés du 9-11 qui y voit The Falling Man), mais excitante pour les initiés. Voici l’affiche placardée dans les rues des villes américaines. Il s’agit d’une image tirée du superbe générique d’ouverture (sur la musique de RJD2).

    Mais la raison pourquoi je vous en parle aujourd’hui, c’est à cause du « dialogue » qui s’est instauré entre la marque Mad Men (le poster) et le public (graffiti).

    Les affichages dans le métro de New York portent des touches amusantes.
    D’autres ont fait leur graffiti virtuellement, mais pas mal non plus!

      

      

     Et vous, quel serait votre griffe?

    J’adore, parce que c’est une incarnation du concept abstrait qu’on entend en publicité aujourd’hui : avoir une conversation avec la marque. Pour y arriver, il faut avant tout permettre à l’interlocuteur de s’approprier la marque. Comme AMC l’a permis. Était-ce prévu par l'agence derrière le concept? Peu importe, ça marche.

    Thanks to copyranter for the lead on this.
     


  • 2012.01.25 par Benoit Pruneau

    Le Web pour les mobiles

    Donner priorité aux priorités

     

    Je parle à ceux qui ont comme responsabilité la présence Web de leur entreprise. Ceux qui projettent une refonte de leur site. Ceux qui voient aux communications de leur entreprise sur la toile. Nos “power-users”, quoi...

    Luke Wroblewski a signé il y a un peu plus de deux ans un article intitulé Mobile First, suggérant que la conception d’un site Web soit faite d’abord et avant tout pour les téléphones intelligents. Il faut se rappeler qu’à l’époque, ces assistants numériques étaient peu répandus, et les tablettes électroniques étaient encore à l’état de prototypes.

    En deux ans, tout a changé. Peu de personnes sur le marché du travail n’ont pas encore touché à un écran tactile. Et la tendance est irréversible. Je ne suivrais pas l’avis de Monsieur Wroblewski à la lettre, mais il est vrai qu’aujourd’hui, ne pas tenir compte de ce qu’aura l’air notre site sur un téléphone intelligent pourrait nous coûter cher.

    Nous devons développer nos sites Web pour les appareils qui seront utilisés dans les trois prochaines années. Et dorénavant, ces appareils peuvent ne pas avoir ni souris ni clavier. Nous devons alors assister l’utilisateur dans ses saisies, afficher des boutons plus gros pour les doigts sur l’écran, et nous devons penser que le contenu peut être affiché dans un écran de six ou soixante centimètres de large.

    L’autre aspect, celui dont nos clients doivent s’occuper, gagne de plus en plus d’importance. C’est le contenu du site. Ce qui y est écrit. Ce que l’utilisateur va lire lorsqu’il va consulter le site dans l’autobus en allant travailler. Et c’est surtout sur ce contenu que les moteurs de recherche bâtissent leurs index.

    Nous avons tous passé des années à mettre en ligne tous les aspects de notre entreprise, maintenant, il convient d’en enlever pour se concentrer sur l’essentiel, ce qui va servir l’objectif de votre site. Il en résulte un site orienté sur l’action de l’utilisateur, sans fioritures. Ce type de conception donnera une bonne expérience utilisateur et permet de réduire les coûts de production : moins de contenu, moins de développement... moins de dépenses!

    Il n’est pas interdit cependant d’exploiter les fonctionnalités des téléphones intelligents qui sont absents des ordinateurs de table. Par exemple, nous pouvons utiliser le GPS du téléphone, pour indiquer quelle est la succursale la plus proche, et quel est l’itinéraire pour y aller. Cela améliore de manière significative l’expérience que l’utilisateur a sur votre site.

     

    Ce qu’il faut éviter
     

    1. Les applications dédiées pour une marque d’appareils en particulier. À moins que l’expérience utilisateur soit vraiment, mais vraiment merveilleuse avec une marque plus qu’une autre, il s’agit d’une pratique à éviter. Pensez qu’en faisant, par exemple, une application dédiée pour les appareils iPhone, vous éliminez de votre public cible tous ceux qui utilisent des appareils BlackBerry, ainsi que tous les modèles roulant sous Windows Phone ou Android. Les applications Web ont l’avantage d’être disponibles sur n’importe quelle plateforme, en plus d’être disponibles à l’utilisation dès leur mise en ligne.
    2. Créer un site pour les ordinateurs de table et un autre pour les téléphones. Il faut essayer autant que possible de ne faire qu’un seul site, qui pourrait cependant emprunter plusieurs aspects selon l’appareil qui l’affiche. Prenez par exemple un de mes sites préférés, Smashing Magazine, et voyez ce site sur votre téléphone ainsi que sur votre ordinateur de table : même contenu, mais affichage différent. Sur votre ordinateur, redimensionnez la fenêtre de votre navigateur, et vous verrez que le contenu du site s’y adapte. Ainsi, il n’y a qu’une seule adresse à retenir, et une mise en page simple met en évidence le contenu du site. Il y a peu d’images, que celles qui servent le contenu. Voilà alors un site Web efficace, quelle que soit la plateforme.
    3. Créer de fastidieux formulaires de saisie. C’est déjà assez pénible de remplir ces formulaires avec un ordinateur de table, imaginez avec un téléphone! Retirez de vos formulaires les informations qui ne sont pas pertinentes au premier abord. Proposez des choix de réponses. Utilisez des stratégies pour en savoir le plus possible avec le moins d’interactions possible. Par exemple, lorsqu’on demande une adresse, on peut demander le code postal en premier lieu, ce qui permet de déterminer déjà la ville et la province du répondant.


    Construire le Web que nous voulons, pas celui que nous avons

    Je prédis que la mobilité ne passera pas de mode. Et c’est ce que nous voulons : nous voulons un Web facile à accéder, où que nous soyons. Nous voulons aussi un Web qui est facile d’interaction. Donc, forcément, nous verrons de plus en plus des appareils se connectant au réseau Internet cellulaire ainsi qu’aux réseaux sans fil, n’ayant comme interface de saisie que cet écran tactile. Il est donc important que les sites Web que nous développons maintenant en tiennent compte, car c’est ce que nous voulons!
     
    Tags :