• 2004.10.05 par Denis Roy

    Où dois-je faire finir mes photos numériques?

    Un test maison révélateur sur six joueurs du marché québécois de la finition de photos.

    Où dois-je faire finir mes photos numériques? Malgré l’engouement qu’elle provoque et ses nombreux avantages sur la technique traditionnelle, une des principales difficultés de la photographie numérique est d’obtenir des épreuves papier dignes de ce nom. Certes, ma blonde trouve fort agréable de ne plus avoir à se retenir pour prendre des photos, mais elle déteste le fait que ces dernières résident dans un ordinateur ou sur un CD plutôt que dans un album facile à consulter. Il faut admettre qu’il est, en effet, pas mal moins convivial d’obliger les gens à se rassembler autour d’un écran que de faire circuler les photos à tour de rôle.

    Pour ma part, la perspective de me taper l’impression de tout ce qui m’intéresse dans la multitude de photos que nous prenons désormais ne me sourit guère. Il faut d’abord s’assurer d’avoir une imprimante de qualité suffisante pour obtenir des résultats acceptables de manière constante; la peau de grand-maman sur la photo que tout le monde veut avoir gagnerait à ne pas virer au vert ou au rose sur certaines des 12 copies que vous avez à imprimer. Ensuite, pour l’impression maison, on parle d’un inventaire de papier distinct qui s’avère toujours coûteux. Et si, comme moi, vous n’imprimez pas de façon régulière et que vous avez une imprimante à jet d’encre, il arrive parfois que vos cartouches d’encre – qui ne sont pas données non plus – s’obstruent et entraînent ainsi du gaspillage de temps et d’argent.

    Afin de trouver une solution satisfaisante à cette question existentielle grave, j’ai décidé en début d’été de procéder à un test comparatif des principaux fournisseurs de services de finition de photos numériques. Mon choix s’est arrêté sur six d’entre eux : Wal-Mart, Jean Coutu (Les Pros de la photo), Future Shop, le Centre Japonais de la Photo, Gosselin et, finalement, le service direct de Kodak.

    Trois des finisseurs sélectionnés se spécialisent uniquement en photographie tandis que les autres ajoutent ce service à une offre beaucoup plus étendue de manière à fidéliser leur clientèle et à profiter d’un achalandage déjà existant. Ce second groupe aurait pu être complété par d’autres gros joueurs (ex. : Costco et Loblaws), mais j’ose croire que ce n’eut pas été très significatif.

    Dans tous les cas, il fallait que je puisse télécharger mes photos via le site web du fournisseur. Je vous avouerai que je n’ai pas vérifié quelles étaient les autres types de procédures (dépôt ou envoi de CD) puisque, tant qu’à opter pour le numérique, aussi bien profiter de tous ses avantages.

    J’ai établi une série de critères que j’ai regroupé en trois catégories : la qualité (couleurs, luminosité, netteté, cadrage), l’aspect pratique (convivialité et rapidité du téléchargement, livraison) et, bien sûr, le prix.

    Pour tester les fournisseurs, j’ai sélectionné une dizaine de mes photos dont la nature permettait de juger différents aspects techniques en termes de qualité de finition : tons de peau, justesse des rouges, des bleus et des verts, fins détails, rendu des hautes et des basses lumières, nuances dans le traitement des sujets monochromes ou multicolores, etc.

    Voici donc les résultats qui, à certains égards, m’ont passablement surpris alors qu’à d’autres ils n’ont fait que confirmer ce à quoi je m’attendais.

    Qualité – couleurs

    Au titre du rendu des couleurs, le grand gagnant est, comme on peut s’en douter, Kodak. Pour la moitié des clichés soumis, la différence est à ce point apparente que lors de tests à l’aveugle auprès de nombreux amis – qui maîtrisent ou non la photographie – les images traitées par le géant américain ont été pointées spontanément comme les meilleures des six. Seul bémol, une certaine dominante dans les sujets où le rouge est très présent.

    Des résultats forts acceptables ont été fournis par Jean Coutu, Future Shop et Wal-Mart. Finalement, d’importants écarts et des dominantes marquées rendent le travail de Gosselin et du Centre Japonais moins que satisfaisant.

    Qualité – luminosité

    Kodak remporte également la palme du meilleur contrôle de la luminosité. Cette maîtrise se remarque particulièrement dans les sujets monochromes et là ou de très hautes ou de très basses lumières sont présentes.

    Future Shop offre à cet égard des performances forts satisfaisantes alors que Jean Coutu et Gosselin semblent avoir des problèmes avec les hautes lumières.

    Pour ce qui est de Wal-Mart, ses résultats sont corrects, tandis que la tendance du Centre Japonais de la Photo à couvrir l’ensemble des images d’un voile grisâtre relègue ce dernier dans la classe inacceptable.

    Qualité – netteté

    Là encore, c’est Kodak qui fait la loi. Les images très texturées, les motifs complexes, les fins détails et la typographie gagnent en précision chez ce fournisseur. Ceci ajoute à la profondeur et à l’effet de présence qui se dégagent de la photographie.

    Future Shop et Wal-Mart ne sont pas loin derrière avec des rendus supérieurs à la moyenne. Jean Coutu, pour sa part, obtient la note correct.

    Finalement, Gosselin et le Centre Japonais ont la fâcheuse tendance à rendre les images un peu floues; ce qui est déjà trop...

    Qualité – cadrage

    La stratégie de Jean Coutu et du Centre Japonais de la Photo à cet égard est la plus valable à mon avis. Plutôt que de présenter des images aux proportions différentes de celles du cliché numérique original, ces deux fournisseurs ont opté pour des épreuves légèrement plus petites (parce que moins large) mais qui conservent la presque totalité de l’image.

    Future Shop a opté pour une approche différente. Son site offre la possibilité aux clients de cadrer l’image à leur goût, ce qui permet de minimiser l’impact du changement de proportions d’image.

    Kodak et Gosselin, pour leur part, semblent accorder une certaine attention au cadrage puisque, malgré le fait que leurs choix en cette matière soient arbitraires, aucun résultat totalement insatisfaisant n’est ressorti des dix photographies soumises.

    De son côté, Wal-Mart se démarque plutôt négativement à ce chapitre; le manque de goût de certains de leur choix frisant l’évidence.

    Aspect pratique – téléchargement

    La plupart des sites fonctionnent relativement bien. Point à noter toutefois, celui de Future Shop offre plusieurs options de manipulation des images, mais il compense malheureusement l’aspect pratique de ces caractéristiques par une lenteur excessive au téléchargement.

    Autre mauvaise note pour le Centre Japonais de la Photo qui fait cavalier seul en obligeant sa clientèle à utiliser un logiciel de gestion du téléchargement. Bien que facile à installer, celui-ci exige une maîtrise technique minimale et, du point de vue informatique, procède d’une logique considérée comme intrusive par plusieurs internautes.

    Aspect pratique – livraison

    Kodak et le Centre Japonais n’ont qu’un seul mode de livraison : par la poste. Cette approche s’avère coûteuse (2,49 $ et 5 $ respectivement) bien que pratique. Dans le cas du Centre Japonais, les photos commandées le mercredi soir vers 22 h sont arrivées par courrier dans la matinée du vendredi; donc 36 heures plus tard (enfin, un bon coup!). Pour ce qui est de Kodak, la livraison a été effectuée cinq jours ouvrables après la commande.

    Future Shop, Wal-Mart, Gosselin et Jean Coutu permettent de choisir le lieu de ramassage parmi leurs succursales; ce que, personnellement, je préfère. Selon la taille de leur réseau respectif, cela signifie, pour ainsi dire, n’importe où au Québec et dans la presque totalité des grands centres au Canada.

    Question rapidité, j’ai pu ramasser mes photos chez Future Shop après trois jours ouvrables, chez Jean Coutu après quatre jours ouvrables, chez Gosselin après six jours ouvrables et chez Wal-Mart après sept jours ouvrables.

    Prix

    Les coûts pour la finition de mes photos chez les différents fournisseurs se divisent en trois catégories allant de « très bonne affaire » à « c’est mieux d’être bon en chien ». Voici les prix pour 10 impressions différentes en format 4 x 6, incluant les taxes applicables.

    TRÈS BONNE AFFAIRE
    • Wal-Mart = 2,87 $
    • Jean Coutu = 4,03 $
    • Future Shop = 4,48 $

    RAISONNABLE
    • Gosselin = 7,93 $

    C’EST MIEUX D’ÊTRE BON EN CHIEN
    • Centre japonais = 10,34 $
    (dont 5 $ pour la livraison)
    • Kodak = 11,94 $
    (dont 2,49 $ pour la livraison)

    Verdict et recommandations

    J’ai classifié chaque fournisseur selon un des quatre niveaux de performance suivants pour chacun des sept critères d’analyse : très satisfaisant (3 points), satisfaisant (2 points), passable (1 point), insatisfaisant (rien).

    Donc, sur un total possible de 21 points, deux fournisseurs finissent ex-æquo avec 16 points : Jean Coutu et Future Shop. Ils sont suivi de près par Kodak, avec 14 points, et les trois derniers ferment la marche avec respectivement 12 point pour Wal-Mart, 10 points pour Gosselin et 8 points pour le Centre Japonais de la Photo.

    Toutefois, il faut noter la performance exceptionnelle de Kodak en ce qui a trait aux critères de qualité; il obtient 10 points sur 12 possible et manque la note parfaite à cause du cadrage seulement. Future Shop et Jean Coutu obtiennent respectivement 9 et 8 points à ce chapitre, tandis que Wal-Mart, Gosselin et le Centre Japonais cotent à 5 points, 4 points et 4 points.

    Pour ma part, désormais, la marche à suivre est simple. Lorsque j’aurai un grand nombre de photographies à faire finir pour référence, pour consultation aisée et pour partager avec la famille ou les amis, j’opterai automatiquement pour PJC ou Future Shop. Par contre, les rares fois où je voudrai obtenir un tirage de grande qualité pour encadrement ou pour offrir en cadeau, j’investirai la somme nécessaire et confirai mes épreuves à Kodak; la différence en vaut vraiment la peine.

    En espérant que cette analyse maison aura jeté un éclairage utile sur la finition de photo numérique et qu’elle vous aidera à faire des choix judicieux.

    Automne 2004
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  • 2004.09.29 par Mélanie Gervais

    Sushi Shop : resto rapide tendance

    Enfin, du fast food qui n’en est pas!

    Sushi Shop : resto rapide tendance Qui a dit qu’une chaine de resto rapide doit être synonyme du junk food? Enfin, du fast food qui n’en est pas!

    Sushi Shop est une chaîne de restaurants au concept unique de cuisine japonaise qui offre des mets à emporter ou à déguster sur place et même une petite épicerie où l’on trouve presque tout pour créer soi-même des sushis et une foule de grignotines à découvrir.

    Le menu propose plusieurs sortes de sushis, des soupes, des salades mais aussi des assiettes « midi express » et « combo express ». C’est un comptoir express : c’est un fast food parce que c’est rapide, mais ce n’en est pas parce que le sushi est une nourriture légère et saine. Le poisson cru et les fruits de mer sont excellent pour la santé et contiennent très peu de cholestérol.

    Au lieu d’arrêter au McDo, essayez Sushi Shop! Il y a des comptoirs un peu partout au Québec : retrouvez les adresses sur le site.
    www.sushishop.com
    On peut aussi consulter le menu complet sur le site.

    Sushi Shop Trois-Rivières
    3750, boul. des Forges
    Trois-Rivières (Québec) G8Y 4R2
    819.378.0808
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  • 2004.09.28 par Jean-Bernard Charette

    Aux limites de la mémoire

    Une collection qui nous ramène au début de la photographie au Québec.

    Aux limites de la mémoire Si vous aimez la photographie et l'histoire, vous serez comblé avec cette collection des Publications du Québec.

    Des photos d'époque qui nous font découvrir le Québec sous différents angles.
    Une quinzaine de titres disponibles que l'on peut se procurer individuellement ou en coffret de trois.

    Je trouve toujours fascinant de voir des hommes, des femmes, des enfants, des paysages et des édifices qui ont existé; qui sont aujourd'hui disparus à jamais et que seules les photographies témoignent de leur passage.

    Disponible en librairie ou sur le site des Publications du Québec.
    29,95 $ ou 79,95 $ pour un coffret de trois volumes. www.publicationsduquebec.gouv.qc.ca
    Collection « Aux limites de la mémoire »
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  • 2004.09.28 par Annie Létourneau

    Steven Raichlen - Barbecue Toutes les techniques pour cuisiner sur le gril

    Le livre qui a changé ma vie!

    Steven Raichlen  - Barbecue
Toutes les techniques pour cuisiner sur le gril Chez moi, comme dans 80% des familles québécoises, cuire au barbecue était, jusqu'à tout récemment, le travail de l'Homme.

    Tout d'un coup, après 32 ans, j'ai trouvé complètement illogique qu'une grande fille comme moi ait peur d'allumer son barbecue.

    J'sais pas pour vous, mesdames, mais moi, j'ai l'impression que mon barbecue est un genre de bombe prête à exploser dès que j'appuie sur le bouton « start » (qui ne fonctionne jamais d'ailleurs!). Je me vois déjà le toupet et la maison brûlés, avant même que la housse de protection soit enlevée.

    Pour surmonter la peur, une thérapie en deux étapes : premier été, allumer le barbecue toute seule; le deuxième été, entrer en communion avec l'outil pour réussir des repas de rêve.

    Pas peu fière d'avoir réussi le chapitre « allumage » en 2003, je poursuis ma guérison avec l'acquisition, en avril 2004, du livre Barbecue.

    Acheté dans une populaire quincaillerie (vous avez très bien lu!), le livre était en fait destiné à l'Homme (une petite rechute dans ma thérapie!). Il est rapidement devenu l'objet d'un concours culinaire entre l'Homme et moi! Tout l'été, c'était à celui qui découvrirait et essayerait en premier LA recette facile-succulente-rapide.

    La nouvelle de ma guérison s'est rapidement répandue et nombreux sont les amis qui ont tenté par la suite l'apprivoisement de leur barbecue avec ce livre. C'est à ce moment que nous avons compris comment se forment les grandes religions : au départ simple livre de recettes, il est rapidement devenu LA BIBLE du barbecue!

    Steven Raichlen nous apprend à maîtriser les techniques de cuisson et nous fait découvrir de nouvelles sauces et marinades (ça change de l'éternel soya-ail-sucre). L'auteur, né au Japon, a étudié la cuisine médiévale en Europe. Ça vous donne une bonne idée des heureux mélanges qu'il nous fait découvrir!

    Barbecue est un livre pour épicurien averti. Si vous ne l'êtes pas, vous verez, c'est très facile de le devenir!

    Il faut sans contredit essayer le poulet cuit sur une canette de bière, le flétan à l'ail, les pétoncles au romarin (voir le coup de coeur de Maryse), le saumon cuit avec sa mayonnaise et les côtes levées asiatiques accompagnées de poires grillées. Tout y est pour transformer votre cuisine en plein air en « party » pour vos papilles gustatives!

    En fait, toutes les recettes du livre sont à essayer! On n'a pas eu assez de l'été pour passer au travers mais on se promet déjà de commencer tôt au printemps!
    Avouez que l'hiver n'est même pas commencer que déjà, vous avez hâte qu'il finisse!
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  • 2004.09.25 par Roxanne Boucher

    Björk - Medúlla

    L’effet Mozart revisité

    Björk - Medúlla

    Medúlla: « partie centrale d’un organe » selon le
    Webster encyclopédique. La moelle, si vous préférez. Un peu primaire me direz-vous. Primaire – primate – original – originel, ajouterai-je. Dans ce récent album, Björk nous ramène à l’essence même de la musicalité.

    Medúlla est également le nom du cerveau amphibien qui prolonge la moelle épinière (medulla oblongata). C’est le centre de contrôle de la faim, du sommeil et, plus important encore, du rythme cardiaque. La partie cérébrale que partagent tous les animaux. Chez l’humain, c’est là aussi que naît la musique, à cause de la génération du rythme du cœur, essentiel à toute mélodie, si transcendante puisse-t-elle être.

    Dès la première piste (Pleasure is all mine), on sent le cœur s’éveiller. Au début, ce n’est qu’un souffle, un murmure. Puis, vient le battement franc, régulier, rassurant. Rapidement les choses vont s’accélérer. Deux pistes plus tard (Where is the line with you), c’est l’arythmie, la syncope. Toutes les impressions y passent. Björk vous transporte de la pure tendresse au délire passionné, du plan océan au vertige abyssal.

    Le concept de l’essence, de la moelle, se reflète aussi dans les arrangements musicaux. L’enregistrement est entièrement vocal : la voix est le premier instrument de musique. Björk s’est adjoint des interprètes de génie : Tagaq, Mike Patton, Gregory Purnhagen, Robert Wyatt en plus des Icelandic et London Choirs.

    Et Mozart dans tout ça? Les plus ésotériques d’entre nous se souviennent peut-être de Michael et Koko, deux gorilles chez qui l’écoute répétée de la Sonate pour deux pianos en ré majeur (K. 448) du fameux Wolfgang Amadeus a stimulé la créativité à un tel point que les toiles de ces deux simiens trouvent preneur dans les galeries d’art les plus in. L’écoute de Medúlla ne vous transformera probablement pas en néo-Michelangelo mais risque fort de vous ramener tellement profondément dans votre cerveau primo-primate que vous découvrirez peut-être si vous êtes plus du type orang-outang que capucin.

    De quoi réveiller la bête qui ronronne en vous.

    Je n’ai même pas pu aborder son univers visuel – un site conceptuel et remarquable. La jupe sous laquelle tous les athlètes d'Athènes se sont mis le nez, y’a rien là.
    www.bjork.com

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  • 2004.09.24 par Mario Vallée

    Canot-camping d’automne

    Couleurs, odeurs
    et bonheur!

    Canot-camping d’automne

    Une fois les jours chauds passés (faut dire qu'ils n'ont pas eu la chance de nous accabler cet été...), on a souvent tendance à trop vite ranger nos canots, kayaks et autres instruments nautiques. Le début de l'automne est pourtant une saison fantastique et forte en changements. Au petit matin, les brumes septembrales habillent les lacs de mystère; la nouvelle lumière pousse la forêt à crier plus fort et les animaux sortent de l'ombre pour goûter une paix enfin retrouvée.

    Pour savourer l'automne, le parc national de la Mauricie offre un grand nombre de possibilités de canot-camping; en voici deux parmi mes préférées :

    A) L’Explorateur : camping au lac Caribou pour un départ aux aurores vers la Baie de Cobb, puis les lacs Maréchal, Tessier et Weber. Il vaut la peine de s'attarder sur l'intime lac Weber. On laisse le canot au bord pour rejoindre la Chute Weber (la décharge du lac). À l'automne, il n'y coule que peu d'eau, mais descendre au bas pour marcher sur son lit et toucher le coeur de la forêt vaut amplement le détour. C'est l’endroit idéal pour casser la croûte.

    Poursuite en descente vers le lac Wapizagonke. Deux sentiers possibles : le premier mène directement au lac, avec à mi-chemin un belvédère (orienté sud-est), offrant une vue splendide du Wapizagonke et d'une bonne partie du parc. Le deuxième (non loin du sommet de la chute) mène aussi (petit détour en cours de parcours), à un belvédère surplombant le lac Anticagamac. Ce point de vue est spectaculaire et la falaise sous nos pieds procure un très agréable vertige. Remise à l'eau sur l'extrémité nord du lac Wapizagonke... direction sud. Il est possible d’emprunter le portage (en remontée)
    menant à la Baie des Onze-Îles (un secteur superbe attenant le lac Caribou), sinon le parcours peut se terminer au poste d'accueil (nord) ou encore se poursuivre jusqu'à un autre portage menant au stationnement du lac Caribou.

    Vous aurez deviné, c'est un peu costaud, mais on peut diviser le parcours en deux ou trois nuitées si nécessaire. Ébahissement garanti.

    B) Le « chapelet » formé par les lacs Soumire, Giron, Dubon, Dauphinais et lac des Cinq. Quel privilège d'être parmi les derniers humains de la saison à fouler le sol de cette forêt parfumée de vie! Au lever du jour sur le lac des Cinq, il n'est pas rare d'apercevoir l'orignal et même plusieurs de ses colocs.

    Cette année, le canot-camping
    se pratique jusqu’à la mi-octobre
    .
    Détails en appelant au Parc national :
    (819) 538-3232.

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  • 2004.09.22 par Annie Branchaud

    S’envoyer en l’air au Trapezium de Montréal

    Sortez l’audace qui dort en vous par une séance de trapèze volant. Sensations fortes garanties!

    S’envoyer en l’air au Trapezium de Montréal

    Le train train quotidien vous ennuie? Le truc le plus aventureux et exotique que vous avez fait au cours des dernières années a été de regarder les participants de l’émission Survivor manger des sauterelles vivantes? Je vous invite à rompre avec la banalité et à sortir la fougue et l’audace qui dorment en vous, en vous payant une séance de trapèze volant au Trapezium de Montréal.

    D’abord il est important de spécifier qu’on n’a ni besoin d’être acrobate, ni membre du Cirque du soleil pour tenter l’expérience. Il faut par contre aimer les sensations fortes, ou encore, vouloir combattre sa peur des hauteurs.

    L’exercice consiste à monter sur plate-forme juchée à une trentaine de pieds du sol et se balancer sur une barre de trapèze au-dessus d'un filet (primordial!). Si votre mère croit que c’est dangereux, rassurez-la car vous êtes attaché à un harnais et assisté par des instructeurs qualifiés (et plutôt « cute » en plus!).

    Vous commencerez par des figures de base pour éventuellement vous faire attraper par les mains d'un porteur filet qui se balance sur un autre trapèze. Oui, oui vous avez bien lu! Nous étions six filles dont la moyenne d’âge était 33 ans et nous avons toutes réussi! Avouons que l’orgueil a joué pour beaucoup!

    Idéalement, allez-y en groupe (collègues de travail ou amis). Il en coûte 300 $ pour deux heures pour un groupe de 10, donc une trentaine de dollars par personne. Comparé à un saut en parachute, c’est donné!

    Un conseil : ne prévoyez pas d’activités sportives les trois jours suivants votre visite au Trapezium car vous allez voir que vos abdominaux et vos trapèzes (on comprend le lendemain pourquoi ils ont donné ce nom à ce sport) sont mis à rude épreuve…

    Personnellement, c’est la plus grande dose d’adrénaline que j’ai eue dans ma vie, alors si vous avez besoin de quelqu’un pour compléter votre groupe, appelez-moi, je suis complètement accro!

    Le Trapezium est situé à Montréal. Une carte est disponible sur leur site Web.
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  • 2004.09.18 par Simon Guillem-Lessard

    Les maîtres du temps

    Suspense, poésie et astrophysique pour petits et grands

    Les maîtres du temps

    Créé par René Laloux (aussi auteur de La planète sauvage et dessiné par Jean Giraud (connu sous le pseudonyme Moebius), Les maîtres du temps (1982) est fortement inspiré de la nouvelle de Stefan Wul : L'orphelin de Perdide (1958).

    Le film raconte l’histoire d'un enfant nommé Piel sur la planète Perdide avec pour compagnon un appareil de communication. Mortel, le vol nuptial de millions de frelons géants a tué et fait fuir le peu d'habitants téméraires demeurés sur la planète pour sa fertilité. Les parents du jeune garçon n'ayant pas survécu, Piel se retrouve malgré lui seul dans une forêt à l'abri des frelons avec Mike, l’émetteur radio qui le conseille et le guide. Heureusement, le père de Piel a lancé un S.O.S. à Jaffar, un ami de toujours, tout juste avant de mourir.

    C’est donc Jaffar qui guide le petit à partir de son vaisseau spatial avec un appareil équivalent à Mike. Sans l’approbation de ses passagers, un prince exilé à l’esprit tordu et sa femme, il met tout en œuvre pour secourir le jeune garçon de 7 ans seul sur la planète. Le bourlingueur effectue un détour pour faire monter Silbad, un vieil homme qui connaît très bien Perdide, et tente de rejoindre rapidement la planète tout en conduisant l’enfant à travers les dangers de Perdide.

    Bien que les animations sont très primaires, probablement à cause d'un petit budget, l’histoire est mémorable et convient tant aux petits qu’aux grands. Alliant suspense, poésie et astrophysique, c’est un conte moderne qui se termine de façon étonnante, ne laissant personne indifférent.

    À noter que l’histoire a déjà été disponible en disque vinyle, ce qui offrait une expérience des plus intéressantes pour les enfants.

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  • 2004.09.18 par Simon Guillem-Lessard

    The Organ - Grab That Gun

    Mélodies rythmées, nostalgiques et lumineuses

    The Organ - Grab That Gun Premier album du groupe uniquement composé de filles de Vancouver, Grab That Gun sorti en 2004 nous rappelle l'atmosphère new wave des années 80.

    Influencé par The Cure, The Smith et compagnie, le quintette nous amène rien de révolutionnaire côté musique. Résultat du son de guitare à la Joy Division, du vocal souvent comparé à Morrissey, de la basse très présente et de l'orgue de marque Hammond, le produit final est un son parfois sombre et triste, voire nostalgique, mais toujours entraînant et rythmé.

    On apprécie d'écoute en écoute cet album bien travaillé. La lumière des mélodies prend le dessus sur l'ambience sombre et obscure. Le côté décevant est qu'il s'écoute très rapidement, nous offrant moins de 30 minutes de musique.

    À considérer si vous aimez Interpol, Postal Service, The Stills, Placebo. http://www.theorgan.ca
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  • 2004.09.17

    Délectable sauté de poulet au gingembre

    Une recette fort simple et qui se fait en un tour de main, parfaite pour les soupers de semaine.

    Délectable sauté de poulet au gingembre

    C'est une recette fort simple et qui se fait en un tour de main, parfaite pour les soupers de semaine.

    Ingrédients

    • 1/4 tasse (60 ml) arachides non salées
    • 2 c. à table (30 ml) huile végétale
    • 2 poitrines de poulet désossées, la peau et le gras enlevés, coupées en fines lanières
    • 1/4 c. à thé (1 ml) sel
    • 1/4 c. à thé (1 ml) poivre du moulin
    • 2 c. à table (30 ml) gingembre frais, haché finement
    • 2 gousses d'ail hachées finement
    • 2 pieds de brocoli, les bouquets enlevés, coupés en bâtonnets de 2 po (5 cm) de longueur
    • 2 carottes coupées en bâtonnets de 2 po (5 cm) de longueur
    • 1/4 rutabaga pelé, coupé en bâtonnets de 2 po (5 cm) de longueur
    • 1 oignon coupé en quartiers de 1 po (2,5 cm)
    • 1/3 tasse (80 ml) bouillon de poulet
    • 2 c. à table (30 ml) sauce soja
    • 2 c. à thé (10 ml) fécule de maïs
    • 1 c. à thé (5 ml) huile de sésame



    1. Dans un wok ou un poêlon à surface antiadhésive, faire griller les arachides à feu moyen, en brassant, pendant environ 2 minutes ou jusqu'à ce qu'elles soient dorées. Retirer du wok et réserver.

    2. Dans le wok, chauffer 1 c. à table (15 ml) de l'huile végétale. Ajouter le poulet, le sel, le poivre, le gingembre et l'ail et cuire, en brassant, pendant 3 minutes ou jusqu'à ce que le poulet ait perdu sa teinte rosée à l'intérieur. À l'aide d'une écumoire, retirer le poulet du wok. Réserver au chaud.

    3. Chauffer le reste de l'huile végétale dans le wok. Ajouter le brocoli, les carottes et le rutabaga et cuire, en brassant, pendant 2 minutes. Ajouter l'oignon et cuire, en brassant, pendant 2 minutes. Remettre le poulet réservé dans le wok et cuire, en brassant, pendant 30 secondes. Tasser la préparation au poulet sur le pourtour du wok et verser le bouillon de poulet au centre. Dans un petit bol, mélanger la sauce soja et la fécule de maïs. Ajouter le mélange de sauce soja au bouillon de poulet et mélanger. Cuire, en brassant, jusqu'à ce que la sauce ait épaissi.

    4. Remettre la préparation au poulet au centre du wok et mélanger. Cuire, en brassant, de 1 à 2 minutes ou jusqu'à ce que le poulet soit bien enrobé de sauce. Ajouter l'huile de sésame et mélanger. Parsemer des arachides réservées. Servir aussitôt.

    Je peux vous dire que tous ceux à qui je l'ai fait goûter, comme moi, l'ont adopté.

    Cuisine Coup de pouce
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    Numéro hors série
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