2009.08.25 par Roxanne Boucher

Robert Polidori - photographe

Exposer la personnalité des lieux abandonnés

Robert Polidori - photographe

 

Né à Montréal en 1951, Robert Polidori vit et travaille à New York. L’exposition présentée au Musée d’art contemporain de Montréal présente un bilan de son œuvre en 59 photographies couleur grands formats, réalisées entre 1985 et 2007.

 
Polidori fait des portraits de lieux.
Il glorifie le vide et le délaissé.
Il montre l’homme, sans l’homme.
Il capte la douleur et la beauté.

Les séries qui m’ont marqué :

  • Château de Versailles - pour les images de la restauration
  • Beyrouth - pour les images de la destruction
  • La Havane - pour les images du délabré
  • Pripiat et Tchernobyl - pour les images de la catastrophe
  • Nouvelle-Orléans - pour les images de l'anéantissement

AHHHHHH! PANIQUE! L’exposition se termine le 7 septembre. À ce moment précis où vous lisez cet article de l’Egzibition d’été, il ne reste que quelques heures à cette exposition ou, pire encore, elle est terminée.

Oui, je dis tant pis pour vous. C’est vraiment agréable de se laisser subjuguer par l’œuvre du maître en traînant les pieds et les yeux dans le musée. Mais puisque j’ai su piquer votre curiosité et que je ne suis pas complètement cruelle, voici quelques images disponibles en ligne.

Ou visitez l’exposition avec Polidori lui-même, dans une vidéo de 15 minutes.

Je n’ai pas réussi à mettre la main sur le catalogue de cette exposition rétrospective, mais semble-t-il qu’il existe, publié avec son éditeur allemand, Steidl.

 

Autres coups de cœur photo

Vincent Munier, photographe français qui n’a pas peur du froid. Je l’ai découvert dans l’exposition États sauvages cet été à Montréal. Sa série Blanc nature et ses ours bruns en action sont phénoménaux. Il ne fait pas de la photo animalière, il fait du portrait de bêtes magnifiques.

Benoît Paillé, un talent émergent d’ici (en fait, son talent est déjà « émergé », c’est la reconnaissance de celui-ci qui commence). Un vrai portraitiste. À voir : A Stranger Project. Même le plus laid est beau devant sa lentille.


 

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