Place Royale
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Donner priorité aux priorités
Je parle à ceux qui ont comme responsabilité la présence Web de leur entreprise. Ceux qui projettent une refonte de leur site. Ceux qui voient aux communications de leur entreprise sur la toile. Nos “power-users”, quoi...
Luke Wroblewski a signé il y a un peu plus de deux ans un article intitulé Mobile First, suggérant que la conception d’un site Web soit faite d’abord et avant tout pour les téléphones intelligents. Il faut se rappeler qu’à l’époque, ces assistants numériques étaient peu répandus, et les tablettes électroniques étaient encore à l’état de prototypes.
En deux ans, tout a changé. Peu de personnes sur le marché du travail n’ont pas encore touché à un écran tactile. Et la tendance est irréversible. Je ne suivrais pas l’avis de Monsieur Wroblewski à la lettre, mais il est vrai qu’aujourd’hui, ne pas tenir compte de ce qu’aura l’air notre site sur un téléphone intelligent pourrait nous coûter cher.
Nous devons développer nos sites Web pour les appareils qui seront utilisés dans les trois prochaines années. Et dorénavant, ces appareils peuvent ne pas avoir ni souris ni clavier. Nous devons alors assister l’utilisateur dans ses saisies, afficher des boutons plus gros pour les doigts sur l’écran, et nous devons penser que le contenu peut être affiché dans un écran de six ou soixante centimètres de large.
L’autre aspect, celui dont nos clients doivent s’occuper, gagne de plus en plus d’importance. C’est le contenu du site. Ce qui y est écrit. Ce que l’utilisateur va lire lorsqu’il va consulter le site dans l’autobus en allant travailler. Et c’est surtout sur ce contenu que les moteurs de recherche bâtissent leurs index.
Nous avons tous passé des années à mettre en ligne tous les aspects de notre entreprise, maintenant, il convient d’en enlever pour se concentrer sur l’essentiel, ce qui va servir l’objectif de votre site. Il en résulte un site orienté sur l’action de l’utilisateur, sans fioritures. Ce type de conception donnera une bonne expérience utilisateur et permet de réduire les coûts de production : moins de contenu, moins de développement... moins de dépenses!
Il n’est pas interdit cependant d’exploiter les fonctionnalités des téléphones intelligents qui sont absents des ordinateurs de table. Par exemple, nous pouvons utiliser le GPS du téléphone, pour indiquer quelle est la succursale la plus proche, et quel est l’itinéraire pour y aller. Cela améliore de manière significative l’expérience que l’utilisateur a sur votre site.
Contrainte au piratage ou à la liberté d'expression
SOPA, est l'acronyme pour Stop Online Piracy Act. C'est une proposition américaine qui vise à stopper le piratage de musique, vidéo et film en ligne et élargit la capacité d’application des droits d’auteurs. Si on résume l’essentiel de la proposition, elle vise à permettre au département de la justice américaine de réclamer des sanctions judiciaires contre les sites situés à l’extérieur des États-Unis qui sont soupçonnés d’enfreindre la législation sur les droits d’auteurs américains ou de faciliter ce type d’infraction. La loi pourrait aussi contraindre des sites comme Google ou Paypal à couper leurs liens commerciaux avec certains clients, demander aux fournisseurs de services internet américains de bloquer l’accès de leur clientèle à des sites jugés malveillants ou de demander à des moteurs de recherche comme Google retirer les liens vers ces sites.
En fait, l’adoption de cette loi serait en fait une occasion de restreindre les internautes à certains contenus seulement parce qu’une partie mineure va à l’encontre de la loi. Si quelqu’un publie une vidéo avec une chanson en arrière-plan, elle pourrait être retirée parce que cette chanson est régie par les droits d’auteurs américains. Des sites de partage comme SoundCloud, YouTube ou Tumblr, pour ne nommer que ceux-là, pourraient être grandement affectés.
Le 18 janvier 2012, des sites comme Wikipédia et Wordpress protestent contre cette loi en rendant la version américaine de leurs sites indisponibles durant 24h. Pour eux, le bill pourrait être fatal pour un internet gratuit et ouvert. Selon les détracteurs, l’abus de l’application de cette loi pourrait entrainer d’autres pays à adopter cette même ligne de conduite et créer des « internet » différents à plusieurs endroits dans le monde. Selon ces mêmes personnes, c’est un danger pour la liberté d’expression. La loi fera peut-être vendre plus de films et de musique américaine, mais elle écrasera d'autres sources de revenus beaucoup plus importantes.
À mon avis, la facilité d’accessibilité à une multitude de contenus gratuits tels qu’on le connaît sur internet contribue davantage à l’économie américaine, que la restriction à ces sites pourrait le faire. Elle fait découvrir davantage de nouvelles choses et fait consommer davantage. Selon certaines études, les pirates seraient les premiers consommateurs de musique.
Pour comprendre davantage la position des détracteurs, je vous invite à consulter la vidéo présentée par l'organisme Fight For The Future
La stratégie de Hard Rock Cafe
Lorsqu'on parle de recrutement, on ne doit pas sous-estimer le pouvoir des médias sociaux. Le sujet de mon billet d’aujourd’hui porte principalement sur le cas de Hard Rock Cafe, une stratégie de recrutement sur Facebook que je trouve particulièrement bien menée!
Bien entendu, mis à part Facebook, d’autres médias sociaux peuvent contribuer à la réussite de votre campagne de recrutement, par exemple Twitter, YouTube et LinkedIn. Que ce soit pour attirer de nouveaux talents ou autre, les médias sociaux offrent certainement la chance aux entreprises de joindre un large auditoire, mais aussi de mieux cibler les candidats potentiels et les intéresser à la marque. Pour ce faire, plusieurs actions peuvent être mises de l’avant comme présenter son équipe, proposer une visite virtuelle de ses installations ou encore exposer ses réalisations.
Du côté de l’utilisateur, les médias sociaux stimulent le partage d’information en ligne, favorisent l’interaction avec la marque, permettent de s’exprimer librement, ce qui tend à rendre l’entreprise plus accessible, plus humaine. Bref, ils offrent la possibilité d’établir un contact direct entre la marque et le consommateur. Mais encore faut-il savoir se démarquer! Voici un bel exemple d’utilisation des nouveaux médias.
La stratégie du Hard Rock Cafe de Florence

Hard Rock Cafe Firenze a choisi de centraliser sa stratégie de recrutement sur Facebook. Dans un premier temps, l’entreprise s’en est remise à Facebook Ads afin d’attirer la cible vers sa page. Bien entendu, en augmentant l’achalandage sur sa page, l’équipe d’Hard Rock Cafe était parfaitement consciente qu’elle allait devoir redoubler d’efforts pour maintenir l’interaction sur son mur.
Mais qu'en est-il du recrutement? Sur la page Facebook de l’entreprise, un onglet est entièrement dédié à l’affichage des offres d’emplois. Work for Us, nom de l’onglet en question, est en fait une application de recrutement développée par WORK4LABS, qui permet non seulement d’afficher les offres d’emplois disponibles, mais aussi de postuler directement sur Facebook et de partager l’information.
Bien entendu, les utilisateurs de la page ont vite fait de partager les offres d’emplois à leur communauté, ce qui a engendré un phénomène viral. La réussite du projet est relatée dans l'étude de cas de WORK4LABS. D’autres actions ont été déployées afin d’optimiser l’expérience utilisateur. Entre autres, Hard Rock Cafe proposait la diffusion des entrevues en Livestream sur sa page Facebook.
Je trouve que la stratégie de Hard Rock Cafe Firenze est un bel exemple d’avant-garde en matière de recrutement. Même si cette approche ne peut s’appliquer à toutes les entreprises, les moyens utilisés par Hard Rock Cafe démontrent bien l’efficacité des médias sociaux et les nombreuses possibilités qu’ils offrent.
Le développement web a beaucoup évolué dans les 16 dernières années. Où en sommes-nous?
J'ai commencé à faire du développement web en 1995. Pas comme passe-temps, mais comme travail. À l'époque, les navigateurs étaient tous basés sur Mosaic et le plus utilisé était Netscape Navigator. Mis à part le HTML de base de l'époque, on ne pouvait pas développer d'applications très intéressantes. Nous étions limités à des pages contenant du texte et quelques images de basse qualité par-ci par-là.
Avance rapide, 16 ans plus tard, le développement web n'a plus rien à voir avec ce que c'était lors de mes débuts. C'est maintenant une profession à part entière qui est encore peu connue et mal comprise. Contrairement à avant, où les « pages web » se composaient dans un éditeur de texte (pas un traitement de texte), les développeurs sérieux travaillent avec des outils (IDE) adaptés à leurs besoins. Cadre de développement d'application Web (Web Application Framework), interfaces de programmation (Application Programming Interface - API), système de gestion des demandes (Issue Tracking System), système de gestion de versions (Source Code Management), système d'intégration continue (Continuous Integration System), tous sont des outils qui font partie du quotidien dans une équipe de développement web.
Chacun de ces outils a son utilité particulière :
En plus de tous les outils mentionnés, les feuilles de style ont beaucoup évolué (elles n'existaient pas en '96) et le JavaScript est devenu un outil très performant grâce aux avancées des fureteurs modernes avec leur engin de compilation juste-à-temps.
Si je compare le développement web d'aujourd'hui à ce que c'était lors de mes débuts, le HTML, qui était la majeure partie du développement qui se faisait, mis à part quelques CGI développés en Perl, est maintenant la partie la plus simple, malgré le fait que nous devons tester chaque site dans au moins 4 fureteurs différents.
Le développement web est devenu avec le temps une discipline à part entière du développement logiciel et devient de plus en plus intéressant et puissant, d'année en année.
et autres découvertes à la Biennale d’art contemporain de Venise 2011

En novembre dernier, j’ai eu la chance de visiter Venise. Après l’Antiquité de Rome et la Renaissance de Florence, j’avais soif d’art contemporain. Venise porte de façon superbe le contraste de son histoire et de son goût marqué pour l’innovation artistique.
La Biennale d’art contemporain se tient à Venise depuis 1895. Qualifiée d’olympiques de l’art, la Biennale a regroupé cette année 89 pays qui ont exposé soit dans leur propre pavillon dans les jardins de la Biennale (un peu à la manière de l’Expo 67) ou dans l’Arsenale.
J’y suis allée en deux jours… c’est immense. Je ne peux tout vous raconter, mais je vous présente quelques coups de cœur.
Je n’aime habituellement pas trop les États-Uniens, mais Jennifer Allora et Guillermo Calzadilla m’ont séduit. Tout d’abord, le guichet automatique qui joue de l’orgue. C’était superbe de voir les gens oser introduire leur carte bancaire, entrer leur code et entendre l’orgue jouer selon les touches qu’ils appuient. Ils repartaient tous avec un
billet de 50 euros qui, à nos yeux, n’est pas comme les autres.
À l’extérieur du pavillon, il m’a été donné de voir l’utilisation la plus intelligente d’un char d’assaut. Renversé, il sert de tapis roulant pour s’entrainer. Brillant. Visitez le pavillon en vidéo.
Lee Yongbaek m’a impressionné avec sa bataille entre le moule et la sculpture, son interprétation de la Pietà et le camouflage floral. Encore, une petite vidéo pour visiter le pavillon.

Quoi donner à votre créatif préféré
Depuis que j’ai découvert DesignArmy au RDV Design cette année, je les suis de très près. Pour Noël, l'équipe nous offre le DA Gift Guide. En gros, c’est une liste de suggestions recueillies un peu partout, mais qui sont très cool pour les designers de ce monde.
En voici quelques exemples :
Le livre
PANTONE
The twentieth Century in Color
Le t-shirt
A Helvetica Good Time
Le sketch book
DesignArmy SKETCH MORE
Et bien plus... Vous allez voir, il y a des choses vraiment intéressantes (plusieurs que j’aimerais déballer le 25 au matin!)
Pour accéder à la liste complète il ne suffit que de les suive sur www.facebook.com/DesignArmy.
J’en profite en finissant pour vous souhaiter un temps des fêtes haut en couleur. On se revoit en 2012!
Facebook, Twitter, Flickr, Youtube… Les réseaux sociaux sont de plus en plus convoités par les entreprises, mais encore redoutés par certaines.
Depuis quelques années, on observe une volonté chez les entreprises d’être présentes sur ces nouveaux médias, y voyant une opportunité de communiquer directement avec le consommateur. Parallèlement à cette réalité, certaines entreprises craignent encore de devoir faire face à l’insatisfaction de la clientèle rendue publique par le biais de ces réseaux. La solution, planifier sa présence.
À l’ère d’une communication bidirectionnelle, le consommateur veut désormais établir une relation avec l’entreprise, s’exprimer, être écouté, trouver réponse à ses questionnements et tout ce, en temps réel. Les réseaux sociaux lui offrent cette opportunité. Les entreprises gagnent elles aussi à faire usage de ce type de médias. Ils sont l’occasion d’augmenter sa notoriété, de fidéliser sa clientèle et de renforcer son service à la clientèle. Par contre une présence non planifiée ou encore une incompréhension du média peuvent parfois s’avérer dommageables pour l’image d’une entreprise. Se lancer sur les réseaux sociaux requiert de la stratégie ainsi que de la transparence, un des fondements de base des médias sociaux.
Comme dans toutes choses, certaines règles s’appliquent. Je ne traiterai pas ici de ce sujet qui pourrait faire, à lui seul, l’objet d’un autre billet. Mais voici tout de même un exemple. Conseil no.1 : Ne jamais effacer un commentaire négatif, plutôt que d’y répondre. Effacer un tel commentaire sur votre page ne résoudra certainement pas la situation et ne le fera pas pour autant disparaitre des moteurs de recherche. La meilleure solution est de faire face à la situation rapidement et de régler la source du conflit. Un client insatisfait auquel vous apportez une suggestion, risque de redevenir un client satisfait qui recommencera à parler en bien de vous. Un client qui demeure insatisfait risque d’entretenir sa frustration et de crier haut et fort son mécontentement.
On oublie souvent que même les meilleures entreprises ont fait face, un jour ou l’autre, aux commentaires de clients insatisfaits. Il est utopique de croire qu’avec les réseaux sociaux sont apparus les commentaires négatifs. L’avènement des réseaux sociaux sur le Web a seulement donné le pouvoir aux consommateurs de s’exprimer ouvertement et publiquement, ce qui fait que la portée d’un tel commentaire est bien plus grande qu’auparavant. Mais si l’on regarde la situation de façon objective, les mauvais commentaires rendus publics par le biais des réseaux sociaux ne sont pas si nuisibles. Ceux-ci permettent d’ajuster le tir, d’améliorer continuellement son produit et/ou service, de découvrir ce qui ferait le bonheur des consommateurs. Ils offrent aussi l’opportunité de gérer les situations conflictuelles et de consolider la relation client.
Trop d’entreprises se lancent encore aveuglément sur Facebook ou encore Twitter, sans estimer le temps qu’il faudra pour interagir avec leur communauté, les ressources qui devront être attitrées à cette tâche ou même encore les communications qui devront être mises de l’avant. Planifier sa présence ne se limite pas qu’à prévenir des situations conflictuelles, une bonne stratégie vous permettra d’obtenir des résultats.
J’ai eu le plaisir d’assister récemment à la conférence de Jack Neary, directeur de création chez TBWA Canada, lors d’une visite à la SOCOM de Québec. Ses propos sur l’importance de la créativité dans le marché aujourd’hui étaient fort intéressants, inspirés par Lee Clow, Jay Chiat et sa propre expérience. Je vous partage et commente donc quelques notions que j’ai retenues lors de l’exposé du sympathique Calgarien.
En publicité, il y a quatre catégories d’idées (lire à partir du bas) :
Remarquez l’espace entre les grandes idées et les idées emblématiques. Elles sont une classe à part, plus difficile à atteindre. On les reconnaît parce qu’elles marquent assez pour qu’il y ait le avant et le après cette idée. Le premier exemple d’idée en publicité va de soi : 1984.
La publicité 1984 n’a été diffusée qu’une seule fois, au Super Bowl en janvier 1984, pour annoncer le lancement du premier ordinateur Macintosh d’Apple. Citée dans tous les cours de pub et de marketing, elle utilise une œuvre de fiction comme jamais ce ne fut fait avant. Elle marque le début d’une ère, que nous vivons pleinement aujourd’hui. La « iEra », si je puis dire.
Toujours la même marque, près de 20 ans plus tard. La campagne des silhouettes d’iPod marque à son tour parce qu’elle incarne un principe anthologique : la publicité peut embellir l’espace public. L’affichage est superbe, sans oublier que chacune des publicités télé a propulsé la chanson utilisée au sommet des palmarès.
La publicité est un art. Quel est cet art?
À preuve, cet exemple, d’Adidas, pour l’équipe de rugby All Blacks de la Nouvelle-Zélande. À partir de l’idée que le « rugby coule dans nos veines », les joueurs ont donné du sang pour qu’il soit mêlé à l’encre utilisée pour imprimer l’affiche officielle de l’équipe. Les joueurs et les fans sont désormais frères de sang. L’étude de cas est frappante!
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En 25 ans, le nombre de messages publicitaires est passé de 650 à 6300, alors que le temps consacré aux médias reste sensiblement le même. Retenez simplement qu’il est très facile d’éviter votre message. Auparavant, on pouvait pousser un message à travers les médias de masse pour que le public le reçoive. Aujourd’hui, il faut être assez intéressant pour que le public vienne à nous. Les résultats sont encore plus époustouflants. Le Man your man could smell like d’Old Spice est un exemple, eh bien, emblématique. L’étude de cas vous en convaincra.
Mais on hésite toujours à prendre une idée artistique ou créative. Jack Neary énonce la théorie que l’art est ambigu. En tant qu’annonceur, on ne veut pas d’ambiguïté. Et, rassurez-vous, les créatifs non plus. Sa réponse : « Arrive unexpected. Leave understood ». CQFD.
Enfin! Une encyclopédie interactive pour la typo.
Je viens de découvrir un Wiki vraiment intéressant : Typedia. Enfin, une ressource indépendante exclusivement axée sur la typographie, comparable aux Wikipedia, Imdb et autres de ce monde.
Fondée depuis peu par un groupe de passionnés, Typedia est désormais alimentée par une communauté virtuelle. Tout se fait en accord avec les règles de creative commons, une convention normalisant l’utilisation et le partage de contenu à propriété intellectuelle.
De facture visuelle simple et très « confortable », on y parcourt une multitude de créations typo, classifiées; on découvre leurs créateurs, leur démarche, de précieuses références, on y partage connaissances et opinions.
Typedia est tout jeune, mais parions qu’il deviendra vite un incontournable outil de créativité pour les designers graphiques.
Exposer la personnalité des lieux abandonnés
Né à Montréal en 1951, Robert Polidori vit et travaille à New York. L’exposition présentée au Musée d’art contemporain de Montréal présente un bilan de son œuvre en 59 photographies couleur grands formats, réalisées entre 1985 et 2007.
Les séries qui m’ont marqué :
AHHHHHH! PANIQUE! L’exposition se termine le 7 septembre. À ce moment précis où vous lisez cet article de l’Egzibition d’été, il ne reste que quelques heures à cette exposition ou, pire encore, elle est terminée.
Oui, je dis tant pis pour vous. C’est vraiment agréable de se laisser subjuguer par l’œuvre du maître en traînant les pieds et les yeux dans le musée. Mais puisque j’ai su piquer votre curiosité et que je ne suis pas complètement cruelle, voici quelques images disponibles en ligne.
Ou visitez l’exposition avec Polidori lui-même, dans une vidéo de 15 minutes.
Je n’ai pas réussi à mettre la main sur le catalogue de cette exposition rétrospective, mais semble-t-il qu’il existe, publié avec son éditeur allemand, Steidl.
Vincent Munier, photographe français qui n’a pas peur du froid. Je l’ai découvert dans l’exposition États sauvages cet été à Montréal. Sa série Blanc nature et ses ours bruns en action sont phénoménaux. Il ne fait pas de la photo animalière, il fait du portrait de bêtes magnifiques.
Benoît Paillé, un talent émergent d’ici (en fait, son talent est déjà « émergé », c’est la reconnaissance de celui-ci qui commence). Un vrai portraitiste. À voir : A Stranger Project. Même le plus laid est beau devant sa lentille.