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  • 2012.01.25 par Benoit Pruneau

    Le Web pour les mobiles

    Donner priorité aux priorités

     

    Je parle à ceux qui ont comme responsabilité la présence Web de leur entreprise. Ceux qui projettent une refonte de leur site. Ceux qui voient aux communications de leur entreprise sur la toile. Nos “power-users”, quoi...

    Luke Wroblewski a signé il y a un peu plus de deux ans un article intitulé Mobile First, suggérant que la conception d’un site Web soit faite d’abord et avant tout pour les téléphones intelligents. Il faut se rappeler qu’à l’époque, ces assistants numériques étaient peu répandus, et les tablettes électroniques étaient encore à l’état de prototypes.

    En deux ans, tout a changé. Peu de personnes sur le marché du travail n’ont pas encore touché à un écran tactile. Et la tendance est irréversible. Je ne suivrais pas l’avis de Monsieur Wroblewski à la lettre, mais il est vrai qu’aujourd’hui, ne pas tenir compte de ce qu’aura l’air notre site sur un téléphone intelligent pourrait nous coûter cher.

    Nous devons développer nos sites Web pour les appareils qui seront utilisés dans les trois prochaines années. Et dorénavant, ces appareils peuvent ne pas avoir ni souris ni clavier. Nous devons alors assister l’utilisateur dans ses saisies, afficher des boutons plus gros pour les doigts sur l’écran, et nous devons penser que le contenu peut être affiché dans un écran de six ou soixante centimètres de large.

    L’autre aspect, celui dont nos clients doivent s’occuper, gagne de plus en plus d’importance. C’est le contenu du site. Ce qui y est écrit. Ce que l’utilisateur va lire lorsqu’il va consulter le site dans l’autobus en allant travailler. Et c’est surtout sur ce contenu que les moteurs de recherche bâtissent leurs index.

    Nous avons tous passé des années à mettre en ligne tous les aspects de notre entreprise, maintenant, il convient d’en enlever pour se concentrer sur l’essentiel, ce qui va servir l’objectif de votre site. Il en résulte un site orienté sur l’action de l’utilisateur, sans fioritures. Ce type de conception donnera une bonne expérience utilisateur et permet de réduire les coûts de production : moins de contenu, moins de développement... moins de dépenses!

    Il n’est pas interdit cependant d’exploiter les fonctionnalités des téléphones intelligents qui sont absents des ordinateurs de table. Par exemple, nous pouvons utiliser le GPS du téléphone, pour indiquer quelle est la succursale la plus proche, et quel est l’itinéraire pour y aller. Cela améliore de manière significative l’expérience que l’utilisateur a sur votre site.

     

    Ce qu’il faut éviter
     

    1. Les applications dédiées pour une marque d’appareils en particulier. À moins que l’expérience utilisateur soit vraiment, mais vraiment merveilleuse avec une marque plus qu’une autre, il s’agit d’une pratique à éviter. Pensez qu’en faisant, par exemple, une application dédiée pour les appareils iPhone, vous éliminez de votre public cible tous ceux qui utilisent des appareils BlackBerry, ainsi que tous les modèles roulant sous Windows Phone ou Android. Les applications Web ont l’avantage d’être disponibles sur n’importe quelle plateforme, en plus d’être disponibles à l’utilisation dès leur mise en ligne.
    2. Créer un site pour les ordinateurs de table et un autre pour les téléphones. Il faut essayer autant que possible de ne faire qu’un seul site, qui pourrait cependant emprunter plusieurs aspects selon l’appareil qui l’affiche. Prenez par exemple un de mes sites préférés, Smashing Magazine, et voyez ce site sur votre téléphone ainsi que sur votre ordinateur de table : même contenu, mais affichage différent. Sur votre ordinateur, redimensionnez la fenêtre de votre navigateur, et vous verrez que le contenu du site s’y adapte. Ainsi, il n’y a qu’une seule adresse à retenir, et une mise en page simple met en évidence le contenu du site. Il y a peu d’images, que celles qui servent le contenu. Voilà alors un site Web efficace, quelle que soit la plateforme.
    3. Créer de fastidieux formulaires de saisie. C’est déjà assez pénible de remplir ces formulaires avec un ordinateur de table, imaginez avec un téléphone! Retirez de vos formulaires les informations qui ne sont pas pertinentes au premier abord. Proposez des choix de réponses. Utilisez des stratégies pour en savoir le plus possible avec le moins d’interactions possible. Par exemple, lorsqu’on demande une adresse, on peut demander le code postal en premier lieu, ce qui permet de déterminer déjà la ville et la province du répondant.


    Construire le Web que nous voulons, pas celui que nous avons

    Je prédis que la mobilité ne passera pas de mode. Et c’est ce que nous voulons : nous voulons un Web facile à accéder, où que nous soyons. Nous voulons aussi un Web qui est facile d’interaction. Donc, forcément, nous verrons de plus en plus des appareils se connectant au réseau Internet cellulaire ainsi qu’aux réseaux sans fil, n’ayant comme interface de saisie que cet écran tactile. Il est donc important que les sites Web que nous développons maintenant en tiennent compte, car c’est ce que nous voulons!
     
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  • 2012.01.18 par Sylvain Guimond

    SOPA

     Contrainte au piratage ou à la liberté d'expression

    SOPA

    Qu'est-ce que le SOPA?

    SOPA, est l'acronyme pour Stop Online Piracy Act.  C'est une proposition américaine qui vise à stopper le piratage de musique, vidéo et film en ligne et élargit la capacité d’application des droits d’auteurs. Si on résume l’essentiel de la proposition, elle vise à permettre au département de la justice américaine de réclamer des sanctions judiciaires contre les sites situés à l’extérieur des États-Unis qui sont soupçonnés d’enfreindre la législation sur les droits d’auteurs américains ou de faciliter ce type d’infraction. La loi pourrait aussi contraindre des sites comme Google ou Paypal à couper leurs liens commerciaux avec certains clients, demander aux fournisseurs de services internet américains de bloquer l’accès de leur clientèle à des sites jugés malveillants ou de demander à des moteurs de recherche comme Google retirer les liens vers ces sites.

    Pourquoi les gens s’insurgent-ils?

    En fait, l’adoption de cette loi serait en fait une occasion de restreindre les internautes à certains contenus seulement parce qu’une partie mineure va à l’encontre de la loi. Si quelqu’un publie une vidéo avec une chanson en arrière-plan, elle pourrait être retirée parce que cette chanson est régie par les droits d’auteurs américains. Des sites de partage comme SoundCloud, YouTube ou Tumblr, pour ne nommer que ceux-là, pourraient être grandement affectés.

    Wikipedia contre SOPALe 18 janvier 2012, des sites comme Wikipédia et Wordpress protestent contre cette loi en rendant la version américaine de leurs sites indisponibles durant 24h. Pour eux, le bill pourrait être fatal pour un internet gratuit et ouvert. Selon les détracteurs, l’abus de l’application de cette loi pourrait entrainer d’autres pays à adopter cette même ligne de conduite et créer des « internet » différents à plusieurs endroits dans le monde. Selon ces mêmes personnes, c’est un danger pour la liberté d’expression. La loi fera peut-être vendre plus de films et de musique américaine, mais elle écrasera d'autres sources de revenus beaucoup plus importantes.

    À mon avis, la facilité d’accessibilité à une multitude de contenus gratuits tels qu’on le connaît sur internet contribue davantage à l’économie américaine, que la restriction à ces sites pourrait le faire. Elle fait découvrir davantage de nouvelles choses et fait consommer davantage. Selon certaines études, les pirates seraient les premiers consommateurs de musique.

    Pour comprendre davantage la position des détracteurs, je vous invite à consulter la vidéo présentée par l'organisme Fight For The Future


  • 2012.01.16 par Véronik Héroux

    Médias sociaux et recrutement

    La stratégie de Hard Rock Cafe

    Lorsqu'on parle de recrutement, on ne doit pas sous-estimer le pouvoir des médias sociaux. Le sujet de mon billet d’aujourd’hui porte principalement sur le cas de Hard Rock Cafe, une stratégie de recrutement sur Facebook que je trouve particulièrement bien menée!

    Bien entendu, mis à part Facebook, d’autres médias sociaux peuvent contribuer à la réussite de votre campagne de recrutement, par exemple Twitter, YouTube et LinkedIn. Que ce soit pour attirer de nouveaux talents ou autre, les médias sociaux offrent certainement la chance aux entreprises de joindre un large auditoire, mais aussi de mieux cibler les candidats potentiels et les intéresser à la marque. Pour ce faire, plusieurs actions peuvent être mises de l’avant comme présenter son équipe, proposer une visite virtuelle de ses installations ou encore exposer ses réalisations.

    Du côté de l’utilisateur, les médias sociaux stimulent le partage d’information en ligne, favorisent l’interaction avec la marque, permettent de s’exprimer librement, ce qui tend à rendre l’entreprise plus accessible, plus humaine. Bref, ils offrent la possibilité d’établir un contact direct entre la marque et le consommateur. Mais encore faut-il savoir se démarquer! Voici un bel exemple d’utilisation des nouveaux médias.


    La stratégie du Hard Rock Cafe de Florence

    Hard Rock Cafe Firenze a choisi de centraliser sa stratégie de recrutement sur Facebook. Dans un premier temps, l’entreprise s’en est remise à Facebook Ads afin d’attirer la cible vers sa page. Bien entendu, en augmentant l’achalandage sur sa page, l’équipe d’Hard Rock Cafe était parfaitement consciente qu’elle allait devoir redoubler d’efforts pour maintenir l’interaction sur son mur.


    Mais qu'en est-il du recrutement? Sur la page Facebook de l’entreprise, un onglet est entièrement dédié à l’affichage des offres d’emplois. Work for Us, nom de l’onglet en question, est en fait une application de recrutement développée par WORK4LABS, qui permet non seulement d’afficher les offres d’emplois disponibles, mais aussi de postuler directement sur Facebook et de partager l’information.

    Bien entendu, les utilisateurs de la page ont vite fait de partager les offres d’emplois à leur communauté, ce qui a engendré un phénomène viral. La réussite du projet est relatée dans l'étude de cas de WORK4LABS. D’autres actions ont été déployées afin d’optimiser l’expérience utilisateur. Entre autres, Hard Rock Cafe proposait la diffusion des entrevues en Livestream sur sa page Facebook.

    Je trouve que la stratégie de Hard Rock Cafe Firenze est un bel exemple d’avant-garde en matière de recrutement. Même si cette approche ne peut s’appliquer à toutes les entreprises, les moyens utilisés par Hard Rock Cafe démontrent bien l’efficacité des médias sociaux et les nombreuses possibilités qu’ils offrent.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


  • 2012.01.10 par Patrick Desmarais

    L'évolution du développement web

    Le développement web a beaucoup évolué dans les 16 dernières années. Où en sommes-nous?

     

    Développement webJ'ai commencé à faire du développement web en 1995. Pas comme passe-temps, mais comme travail. À l'époque, les navigateurs étaient tous basés sur Mosaic et le plus utilisé était Netscape Navigator. Mis à part le HTML de base de l'époque, on ne pouvait pas développer d'applications très intéressantes. Nous étions limités à des pages contenant du texte et quelques images de basse qualité par-ci par-là.

    Avance rapide, 16 ans plus tard, le développement web n'a plus rien à voir avec ce que c'était lors de mes débuts. C'est maintenant une profession à part entière qui est encore peu connue et mal comprise. Contrairement à avant, où les « pages web » se composaient dans un éditeur de texte (pas un traitement de texte), les développeurs sérieux travaillent avec des outils (IDE) adaptés à leurs besoins. Cadre de développement d'application Web (Web Application Framework), interfaces de programmation (Application Programming Interface - API), système de gestion des demandes (Issue Tracking System), système de gestion de versions (Source Code Management), système d'intégration continue (Continuous Integration System), tous sont des outils qui font partie du quotidien dans une équipe de développement web.

    Chacun de ces outils a son utilité particulière :

    • Framework - kit de composants logiciels structurels, qui servent à créer les fondations ainsi que les grandes lignes de tout ou d’une partie d'un logiciel. Dans notre cas, la grande majorité des projets que nous développons sont programmés en PHP en utilisant le framework Symfony. La toute dernière version de notre système de gestion de contenu est maintenant basée sur Symfony2.
    • API - Interface qui permet d'accéder ou utiliser un programme (ex. : service web) via du code. Nous utilisons plusieurs APIs quotidiennement; Facebook, Twitter, Google Maps, Google Analytics, YouTube, Flickr, Campaign Monitor sont tous des exemples connus.
    • Système de gestion des demandes - Afin de faciliter la gestion de toutes les demandes qui peuvent être générées dans le développement d'un projet web par ses différents acteurs, il est primordial d'avoir un système qui permet le stockage, le suivi et la notification d'avancement de ces demandes. Nous utilisons, avec beaucoup de plaisir, depuis plus de 3 ans maintenant, un système développé en rails nommé Redmine. Nous ne pourrions plus nous en passer! Ce système est lié autant à nos courriels qu'à notre système gestion du code qu'à notre système d'intégration continue.
    • Système de gestion des versions - Un des maillons les plus importants lorsqu'on fait du développement logiciel, peu importe le type. Encore plus important lorsqu'on travaille en équipe et que plusieurs programmeurs travaillent sur le même projet. Ce type de logiciel permet de gérer les changements dans chaque fichier de code et aussi de gérer les conflits entre différentes versions du même fichier. Cet outil nous permet aussi de travailler sur des modifications à un projet dans une « branche » de code qui n'est pas celle qui est en production. Dans certains cas, nous avons de multiples branches d'actives pour un même projet lorsque plusieurs programmeurs travaillent sur différentes modifications sur un même projet en même temps. Une fois les modifications faites, le système facilite le travail de ramener le tout ensemble. Les outils les plus utilisés sur le marché en ce moment sont Git et Subversion (SVN).
    • Système d'intégration continue - Le système d'intégration continue est un outil qui vérifie, à chaque modification de code vérifiable dans le système gestion des versions, qu'aucune régression n'est causée par ces modifications. Concrètement, chaque fois qu'un programmeur soumet du code modifié, le système exécute automatiquement une série de validations (Checkstyle, Mess Detection, Copy-Paste Detection) ainsi qu'une série de tests que nous avons programmés pour valider le fonctionnement du site. Une fois ces validations et tests exécutés, les programmeurs et le chargé de projet reçoivent une notification par messagerie instantanée indiquant le résultat des tests. Si les modifications ont brisé une fonctionnalité ailleurs dans le projet, le programmeur ayant causé le problème le sait immédiatement et retourne tout de suite corriger le tout et la boucle recommence. Si tout se déroule correctement, le projet est déployé automatiquement sur un serveur interne pour une révision finale.

    En plus de tous les outils mentionnés, les feuilles de style ont beaucoup évolué (elles n'existaient pas en '96) et le JavaScript est devenu un outil très performant grâce aux avancées des fureteurs modernes avec leur engin de compilation juste-à-temps.

    Si je compare le développement web d'aujourd'hui à ce que c'était lors de mes débuts, le HTML, qui était la majeure partie du développement qui se faisait, mis à part quelques CGI développés en Perl, est maintenant la partie la plus simple, malgré le fait que nous devons tester chaque site dans au moins 4 fureteurs différents.

    Le développement web est devenu avec le temps une discipline à part entière du développement logiciel et devient de plus en plus intéressant et puissant, d'année en année.

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  • 2011.12.22 par Roxanne Boucher

    De l’utilisation intelligente d’un char d’assaut

    et autres découvertes à la Biennale d’art contemporain de Venise 2011

    En novembre dernier, j’ai eu la chance de visiter Venise. Après l’Antiquité de Rome et la Renaissance de Florence, j’avais soif d’art contemporain. Venise porte de façon superbe le contraste de son histoire et de son goût marqué pour l’innovation artistique.

    La Biennale d’art contemporain se tient à Venise depuis 1895. Qualifiée d’olympiques de l’art, la Biennale a regroupé cette année 89 pays qui ont exposé soit dans leur propre pavillon dans les jardins de la Biennale (un peu à la manière de l’Expo 67) ou dans l’Arsenale.

    J’y suis allée en deux jours… c’est immense. Je ne peux tout vous raconter, mais je vous présente quelques coups de cœur.

     

    USA

    Je n’aime habituellement pas trop les États-Uniens, mais Jennifer Allora et Guillermo Calzadilla m’ont séduit. Tout d’abord, le guichet automatique qui joue de l’orgue. C’était superbe de voir les gens oser introduire leur carte bancaire, entrer leur code et entendre l’orgue jouer selon les touches qu’ils appuient. Ils repartaient tous avec un billet de 50 euros qui, à nos yeux, n’est pas comme les autres. 

    À l’extérieur du pavillon, il m’a été donné de voir l’utilisation la plus intelligente d’un char d’assaut. Renversé, il sert de tapis roulant pour s’entrainer. Brillant. Visitez le pavillon en vidéo.

     

    Corée du Sud

    Lee Yongbaek m’a impressionné avec sa bataille entre le moule et la sculpture, son interprétation de la Pietà et le camouflage floral. Encore, une petite vidéo pour visiter le pavillon.

       

        
      

    Vive l’art contemporain. L’art qui dérange. L’art qui pose des questions. L’art qui nous fait progresser.
    Bonne année 2012!

     

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  • 2011.12.19 par David Gélinas

    Cadeaux originaux

     Quoi donner à votre créatif préféré

    Depuis que j’ai découvert DesignArmy au RDV Design cette année, je les suis de très près. Pour Noël, l'équipe nous offre le DA Gift Guide. En gros, c’est une liste de suggestions recueillies un peu partout, mais qui sont très cool pour les designers de ce monde.

     

    En voici quelques exemples :

    Le livre
    PANTONE
    The twentieth Century in Color

     

     

     

     

    Le t-shirt
    A Helvetica Good Time
     

     

     

     

     

    Le sketch book
    DesignArmy SKETCH MORE

     

     

    Et bien plus... Vous allez voir, il y a des choses vraiment intéressantes (plusieurs que j’aimerais déballer le 25 au matin!)

    Pour accéder à la liste complète il ne suffit que de les suive sur www.facebook.com/DesignArmy.

    J’en profite en finissant pour vous souhaiter un temps des fêtes haut en couleur. On se revoit en 2012!


  • 2011.12.13 par Véronik Héroux

    Réseaux sociaux : La crainte de certaines entreprises

    Facebook, Twitter, Flickr, Youtube… Les réseaux sociaux sont de plus en plus convoités par les entreprises, mais encore redoutés par certaines. 

    Depuis quelques années, on observe une volonté chez les entreprises d’être présentes sur ces nouveaux médias, y voyant une opportunité de communiquer directement avec le consommateur. Parallèlement à cette réalité, certaines entreprises craignent encore de devoir faire face à l’insatisfaction de la clientèle rendue publique par le biais de ces réseaux. La solution, planifier sa présence.

    À l’ère d’une communication bidirectionnelle, le consommateur veut désormais établir une relation avec l’entreprise, s’exprimer, être écouté, trouver réponse à ses questionnements et tout ce, en temps réel. Les réseaux sociaux lui offrent cette opportunité. Les entreprises gagnent elles aussi à faire usage de ce type de médias. Ils sont l’occasion d’augmenter sa notoriété, de fidéliser sa clientèle et de renforcer son service à la clientèle. Par contre une présence non planifiée ou encore une incompréhension du média peuvent parfois s’avérer dommageables pour l’image d’une entreprise. Se lancer sur les réseaux sociaux requiert de la stratégie ainsi que de la transparence, un des fondements de base des médias sociaux.

    Comme dans toutes choses, certaines règles s’appliquent. Je ne traiterai pas ici de ce sujet qui pourrait faire, à lui seul, l’objet d’un autre billet. Mais voici tout de même un exemple. Conseil no.1 : Ne jamais effacer un commentaire négatif, plutôt que d’y répondre. Effacer un tel commentaire sur votre page ne résoudra certainement pas la situation et ne le fera pas pour autant disparaitre des moteurs de recherche. La meilleure solution est de faire face à la situation rapidement et de régler la source du conflit. Un client insatisfait auquel vous apportez une suggestion, risque de redevenir un client satisfait qui recommencera à parler en bien de vous. Un client qui demeure insatisfait risque d’entretenir sa frustration et de crier haut et fort son mécontentement.

    On oublie souvent que même les meilleures entreprises ont fait face, un jour ou l’autre, aux commentaires de clients insatisfaits. Il est utopique de croire qu’avec les réseaux sociaux sont apparus les commentaires négatifs. L’avènement des réseaux sociaux sur le Web a seulement donné le pouvoir aux consommateurs de s’exprimer ouvertement et publiquement, ce qui fait que la portée d’un tel commentaire est bien plus grande qu’auparavant. Mais si l’on regarde la situation de façon objective, les mauvais commentaires rendus publics par le biais des réseaux sociaux ne sont pas si nuisibles. Ceux-ci permettent d’ajuster le tir, d’améliorer continuellement son produit et/ou service, de découvrir ce qui ferait le bonheur des consommateurs. Ils offrent aussi l’opportunité de gérer les situations conflictuelles et de consolider la relation client.

    Trop d’entreprises se lancent encore aveuglément sur Facebook ou encore Twitter, sans estimer le temps qu’il faudra pour interagir avec leur communauté, les ressources qui devront être attitrées à cette tâche ou même encore les communications qui devront être mises de l’avant. Planifier sa présence ne se limite pas qu’à prévenir des situations conflictuelles, une bonne stratégie vous permettra d’obtenir des résultats.


  • 2011.12.13 par Roxanne Boucher

    La publicité emblématique

     

    J’ai eu le plaisir d’assister récemment à la conférence de Jack Neary, directeur de création chez TBWA Canada, lors d’une visite à la SOCOM de Québec. Ses propos sur l’importance de la créativité dans le marché aujourd’hui étaient fort intéressants, inspirés par Lee Clow, Jay Chiat et sa propre expérience. Je vous partage et commente donc quelques notions que j’ai retenues lors de l’exposé du sympathique Calgarien.

     

    Les idées

    En publicité, il y a quatre catégories d’idées (lire à partir du bas) :

    • Iconic / Idées emblématiques
    • Great / Grandes idées
    • Good / Bonnes idées
    • Bad / Mauvaises idées

    Remarquez l’espace entre les grandes idées et les idées emblématiques. Elles sont une classe à part, plus difficile à atteindre. On les reconnaît parce qu’elles marquent assez pour qu’il y ait le avant et le après cette idée. Le premier exemple d’idée en publicité va de soi : 1984.


    L'emblème de la pomme

    La publicité 1984 n’a été diffusée qu’une seule fois, au Super Bowl en janvier 1984, pour annoncer le lancement du premier ordinateur Macintosh d’Apple. Citée dans tous les cours de pub et de marketing, elle utilise une œuvre de fiction comme jamais ce ne fut fait avant. Elle marque le début d’une ère, que nous vivons pleinement aujourd’hui. La « iEra », si je puis dire.


    Toujours la même marque, près de 20 ans plus tard. La campagne des silhouettes d’iPod marque à son tour parce qu’elle incarne un principe anthologique : la publicité peut embellir l’espace public. L’affichage est superbe, sans oublier que chacune des publicités télé a propulsé la chanson utilisée au sommet des palmarès.


    La publicité est un art. Quel est cet art?

     

    Artistes des médias

    Jack Neary parle de l’art de beautifull story telling : faire passer un message, raconter une histoire de façon magnifique. Les publicitaires sont en quelque sorte des artistes du média. Mais qu’est-ce que le média? Ce domaine est celui où l’on peut être le plus créatif. Tout peut être un média. On peut le pousser très loin!

    À preuve, cet exemple, d’Adidas, pour l’équipe de rugby All Blacks de la Nouvelle-Zélande. À partir de l’idée que le « rugby coule dans nos veines », les joueurs ont donné du sang pour qu’il soit mêlé à l’encre utilisée pour imprimer l’affiche officielle de l’équipe. Les joueurs et les fans sont désormais frères de sang. L’étude de cas est frappante!

     

    Pourquoi viser le iconic?

    En 25 ans, le nombre de messages publicitaires est passé de 650 à 6300, alors que le temps consacré aux médias reste sensiblement le même. Retenez simplement qu’il est très facile d’éviter votre message. Auparavant, on pouvait pousser un message à travers les médias de masse pour que le public le reçoive. Aujourd’hui, il faut être assez intéressant pour que le public vienne à nous. Les résultats sont encore plus époustouflants. Le Man your man could smell like d’Old Spice est un exemple, eh bien, emblématique. L’étude de cas vous en convaincra.


    Mais on hésite toujours à prendre une idée artistique ou créative. Jack Neary énonce la théorie que l’art est ambigu. En tant qu’annonceur, on ne veut pas d’ambiguïté. Et, rassurez-vous, les créatifs non plus. Sa réponse : « Arrive unexpected. Leave understood ». CQFD.


  • 2009.09.30 par Mario Vallée

    Typedia

    Enfin! Une encyclopédie interactive pour la typo.

    Typedia

    Je viens de découvrir un Wiki vraiment intéressant : Typedia. Enfin, une ressource indépendante exclusivement axée sur la typographie, comparable aux Wikipedia, Imdb et autres de ce monde.

    Fondée depuis peu par un groupe de passionnés, Typedia est désormais alimentée par une communauté virtuelle. Tout se fait en accord avec les règles de creative commons, une convention normalisant l’utilisation et le partage de contenu à propriété intellectuelle.

    De facture visuelle simple et très « confortable », on y parcourt une multitude de créations typo, classifiées; on découvre leurs créateurs, leur démarche, de précieuses références, on y partage connaissances et opinions.

    Typedia est tout jeune, mais parions qu’il deviendra vite un incontournable outil de créativité pour les designers graphiques.
     

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  • 2009.08.25 par Roxanne Boucher

    Robert Polidori - photographe

    Exposer la personnalité des lieux abandonnés

    Robert Polidori - photographe

     

    Né à Montréal en 1951, Robert Polidori vit et travaille à New York. L’exposition présentée au Musée d’art contemporain de Montréal présente un bilan de son œuvre en 59 photographies couleur grands formats, réalisées entre 1985 et 2007.

     
    Polidori fait des portraits de lieux.
    Il glorifie le vide et le délaissé.
    Il montre l’homme, sans l’homme.
    Il capte la douleur et la beauté.

    Les séries qui m’ont marqué :

    • Château de Versailles - pour les images de la restauration
    • Beyrouth - pour les images de la destruction
    • La Havane - pour les images du délabré
    • Pripiat et Tchernobyl - pour les images de la catastrophe
    • Nouvelle-Orléans - pour les images de l'anéantissement

    AHHHHHH! PANIQUE! L’exposition se termine le 7 septembre. À ce moment précis où vous lisez cet article de l’Egzibition d’été, il ne reste que quelques heures à cette exposition ou, pire encore, elle est terminée.

    Oui, je dis tant pis pour vous. C’est vraiment agréable de se laisser subjuguer par l’œuvre du maître en traînant les pieds et les yeux dans le musée. Mais puisque j’ai su piquer votre curiosité et que je ne suis pas complètement cruelle, voici quelques images disponibles en ligne.

    Ou visitez l’exposition avec Polidori lui-même, dans une vidéo de 15 minutes.

    Je n’ai pas réussi à mettre la main sur le catalogue de cette exposition rétrospective, mais semble-t-il qu’il existe, publié avec son éditeur allemand, Steidl.

     

    Autres coups de cœur photo

    Vincent Munier, photographe français qui n’a pas peur du froid. Je l’ai découvert dans l’exposition États sauvages cet été à Montréal. Sa série Blanc nature et ses ours bruns en action sont phénoménaux. Il ne fait pas de la photo animalière, il fait du portrait de bêtes magnifiques.

    Benoît Paillé, un talent émergent d’ici (en fait, son talent est déjà « émergé », c’est la reconnaissance de celui-ci qui commence). Un vrai portraitiste. À voir : A Stranger Project. Même le plus laid est beau devant sa lentille.


     

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