• 2008.11.27 par Denis Roy

    Etsy offre une présence globale aux métiers d’art

    ou acheter des pièces uniques à l’ère du numérique

    Etsy offre une présence globale aux métiers d’art

    À la mi-septembre, mon collègue et ami Patrick Desmarais et moi avons eu la chance d’assister au Web 2.0 Expo New York organisé par la maison d’édition O’Reilly Media en collaboration avec TechWeb. Ce fut pour nous une immersion fort stimulante dans l’univers des réseaux sociaux, du marketing viral et du cloud computing. Parmi les nombreuses découvertes que j’ai pu y faire, l’une des plus étonnantes (et rafraîchissantes) est le fruit de la rencontre entre l’artisanat et le Web.

    Lors des keynotes du mercredi, on a eu droit à un portrait fort intéressant de l’évolution de l’industrie du Web à New York depuis le milieu des années 90 par Fred Wilson, de Union Square Ventures. Vers la fin de sa présentation, il a rapidement fait allusion à une entreprise qu’il avait contribué à financer, Etsy sans spécifier clairement la nature de l’offre de celle-ci. Curieux, j’ai pris le nom en note pour référence future, en sachant bien que, comme d’habitude, je n’aurais probablement pas le temps d’investiguer plus avant.

    Deux jours plus tard, j’ai assisté à une des plus intéressantes présentations de la semaine. Content Matters rassemblait un panel d’experts venus échanger sur l’importance primordiale des contenus (de toutes natures) pour assurer un succès des initiatives en ligne. Sur la scène, « un méchant line-up de grosses pointures » : Liz Danzico (Bobulate.com, Boxes and Arrows et AIGA), Jeffrey Zeldman (A List Apart et The Web Standard Project), Alex Wright (journaliste et architecte de l’information du New York Times), Kristina Halvorson (content strategist, fondatrice de Brain Traffic), Paul Ford (Harper’s Magazine et FTrain.com) et, tiens donc, Bre Pettis (Make Magazine’s Weekend Project Podcast et, surtout, re-Etsy).

    Ce dernier a vraiment piqué ma curiosité en présentant ce site aussi astucieux que nécessaire. Esty permet à chacun d’entre nous d’acheter des objets faits à la main directement de l’artisan; ce n’est, ni plus, ni moins, un Salon des métiers d’art virtuel.

    Ainsi, les créateurs peuvent distribuer leurs produits (souvent des pièces uniques) avec un minimum d’effort en terme de commercialisation. L’entreprise demande une contribution de 20 cents par item affiché, plus 3,5 % de chaque vente (15 à 20 $) en moyenne. Les résultats sont vraiment impressionnants; on parle de ventes totales de près de 26 millions US $ en 2007 et d’un vendeur vedette qui a atteint des revenus de 125 000 $ pour la même période. Actuellement, il y a environ 170 000 vendeurs à travers le monde dont plus d’une centaine au Québec.

    Le défi de l’équipe d’Etsy pour l’année courante est de faire la démonstration qu’on peut gagner sa vie en fabriquant des objets qu’on adore faire. Il est intéressant de noter que la plupart des vendeurs sont des vendeuses. En effet, la grande majorité des produits proposés sont créés par de femmes.

    L’engouement est tel pour ce nouveau service que toute une communauté s’est spontanément créée autour d’Etsy. Outre les vidéos de démonstration produits par leur équipe et placés sur Viméo, on a vu apparaître, entre autres, des sites comme EtsyWiki, Etsy Love, Unofficial Etsy News et We Love Etsy. Plusieurs d’entre eux sont indépendants.

    Un site à découvrir. Plusieurs d'entre nous l'ont déjà expérimenté avec des artisans des États-Unis et d'Europe et c'est un vrai charme.

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  • 2008.08.21 par Denis Roy

    Banksy ou le graffiti créatif et éditorial

    L’art conceptuel prend les murs d’assaut pour dénoncer nos travers sociaux

     Banksy ou le graffiti créatif et éditorial

    Cynique, irrévérencieux, corrosif et, surtout, intelligent sont les adjectifs qui définissent probablement le mieux Banksy. Jusqu’à la semaine dernière, j’ignorais tout de cet artiste britannique (bien connu dans les milieux du Street Art) qui ne cesse d’innover et d’étonner depuis qu’il utilise le stencil comme principal technique. Je dois cette savoureuse découverte à mon voisin d’en haut, Philippe Roy, qui m’a fait voir son livre Wall and Piece édité à la fin de 2005.

    L’humour déstabilisant et la réflexion sont omniprésents dans chacun des thèmes qu’il aborde : état policier, consommation, enfance, problèmes de société…

    Aussi actif dans les galeries et dans l’art d’intervention, il a eu l’audace d’accrocher ses propres œuvres clandestinement dans plusieurs musées prestigieux. Parmi ceux-ci, le British Museum à Londres a décidé d’intégrer à sa collection permanente l’œuvre laissée par Banksy (Early Man Goes To Market) dans la galerie de l’art romain.

    L’artiste renommé aurait réussi à conserver l’anonymat (se servant de son agent comme intermédiaire) jusqu’à il y a un mois lorsque le journal Mail on Sunday a dévoilé ce qui serait sa véritable identité.

    Je vous laisse juger de l’intérêt du personnage grâce à deux citations. Celle qu’on trouve au dos de l’ouvrage cité plus haut : « There's no way you're going to get a quote from us to use on your book cover. »  - Metropolitan Police Spokesperson

    Et celle-ci, de lui-même, qui interpelle autant notre secteur d’activité que celui des arts visuels : « The thing I hate the most about advertising is that it attracts all the bright, creative and ambitious young people, leaving us mainly with the slow and self-obsessed to become our artists. Modern art is a disaster area. Never in the field of human history has so much been used by so many to say so little. »
     

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  • 2008.05.01 par Denis Roy

    The Lost Fingers Trio

    La rencontre improbable du jazz manouche et des hits des années 80.

    The Lost Fingers Trio

    C’est à la fin d’une magnifique journée de ski à Stoneham en février dernier que j’ai eu le bonheur d’entendre The Lost Fingers Trio pour la première fois. Vraiment, un pur plaisir.

    D’abord, on tape du pied. On trouve la musique d’ambiance « pas mal sur la coche ». Puis, on se surprend à fredonner les paroles d’une chanson jazz manouche alors que, de mémoire, on n'en connaît aucune. On écoute plus attentivement. Le refrain embarque… « Ben non! Ça ne se peut pas! C’est Tainted Love de Soft Cell ça. Ayoye! C’est ben bon! Sont donc ben fous! » Et ça part comme ça pour une enfilade de succès plus que populaires qui ont hanté nos ondes radiophoniques et nos lieux de perdition tout au long des années 80.

    Tout y passe : Beat It de Michael Jackson, You Shook Me All Night Long de AC/DC, Touch Me de Samantha Fox, Fresh de Kool & The Gang, Part Time Lover de Stevie Wonder, en plus des pièces de George Michael, Soft Cell, de Paula Abdul et de Bon Jovi. On s’amuse. On chante. On rit beaucoup et, surtout, on en redemande.

    Car ce qui pourrait s’avérer anecdotique est fait avec le plus grand professionnalisme. Byron « Maiden » Mikaloff, Alex Morissette et Christian Roberge s’en donnent à cœur joie sans aucun compromis artistique; les arrangements comme la livraison sont impeccables et le contre-emploi des pièces choisies tient du jouissif. En fait, l’intelligence et le brio du trio (ça sonne drôle hein?) basé à Québec leur valent une notoriété déjà enviable qui, espérons-le, leur permettra de percer de façon significative dans un proche avenir.

    Au moment de mettre ces lignes en ligne (ça devient une habitude), j’ai le plaisir d’être l’heureux propriétaire d’une copie du premier album que le groupe a lancé il y a une couple de semaines. Toutes les pièces dont je fais mention plus haut y sont, ce qui m’a permis de tester la chose sur de nombreux amis et, croyez-moi, le plaisir est contagieux; ils se sont presque tous promis de l’acheter!

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  • 2008.01.24 par Denis Roy

    Des documentaires qui fascinent et qui dérangent

    Un regard particulier sur des réalités qui sont loin d’être évidentes.

    Des documentaires qui fascinent et qui dérangent

    Je suis abonné au Documentary Channel depuis quelques années déjà. Fruit de la collaboration entre l’Office national du film du Canada et le réseau anglais de Radio-Canada (CBC), ce canal spécialisé propose certains des meilleurs films et émissions documentaires produits dans le monde. J’y ai vu bon nombre de sujets graves traités par des réalisateurs qui rivalisaient de brio, mais rares sont ceux qui m’ont à la fois captivé et perturbé comme les deux que je présente ici.

    The Iceman and the Psychiatrist (2002) d’Arthur Ginsberg est un entretien d’un peu moins d’une heure entre le docteur Park Dietz, psychiatre réputé mondialement et consultant auprès du FBI, et Richard Kuklinski, un des plus célèbres tueurs à gages du crime organisé américain à qui l’on attribue plus de 200 meurtres.

    L’interview, menée par un expert de la psyché humaine, permet de lever le voile sur la personnalité sadique d’un homme sans remords et, surtout, sur ce qui a pu contribuer au développement d’une pathologie aussi déviante. Le pire, c’est que, lorsqu’on parvient à oublier de quelles monstruosités il est capable, le bonhomme a presque l’air d’un bon gars. Ça donne froid dans le dos. Rassurez-vous, The Iceman est décédé en 2006 (de causes apparemment naturelles) juste avant sa comparution comme témoin à charge au procès d’un des ex-dirigeants de la famille Gambino.

    Le long métrage The Bridge (2006) d’Eric Steel (plus connu comme producteur de Shaft, Angela’s Ashes et Bringing Out the Dead), porte un regard sensible et perturbant sur le suicide de personnes qui ont en commun le lieu où ils ont mis fin à leurs jours; le Golden Gate de San Francisco.

    Inspiré par un article du magazine New Yorker (Jumpers – The fatal grandeur of the Golden Gate Bridge de Tad Friend), le réalisateur, prétextant un film sur la beauté architecturale du pont, a obtenu la permission du Golden Gate Bridge Authority de braquer de nombreuses caméras sur ce dernier durant toute une année. Ainsi, chaque minute de clarté a été filmée ce qui a permis à Steel et son équipe de « capturer » le geste fatal de plus de vingt désespérés.

    Par la suite, la plupart des familles ont été rencontrées et bon nombre d’entre-elles ont témoigné du contexte ayant entouré la mort de leur proche. Franchement, le respect avec lequel la démarche a été menée et la générosité de l’entourage des défunts m’ont grandement troublé. À mon avis, il s’agit d’un document important qui permet de comprendre (en partie du moins) la douleur de ceux qui partent comme celle de ceux qui restent.

    Il va sans dire que ces deux films demandent d’avoir le cœur bien accroché, mais l’expérience mérite l’effort en ce qu’elle permet d’explorer certains des plus sombres recoins de l’esprit humain.

    Ces films sont parfois diffusés sur Documentary Channel et sont en vente en ligne.
    The Iceman Interviews ISBN : 0-7831-2660-3
    The Bridge ISBN : 1-4172-0138-X

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  • 2007.06.28 par Denis Roy

    TED – technology, entertainment, design

    Une conférence qui permet d’entrevoir demain.

    TED – technology, entertainment, design De quoi faire rêver ceux qui carburent à la prospective.

    Chaque année se tient à Monterey une rencontre mettant en présence certains des cerveaux les plus brillants de la planète. Fondée en 1984 autour des thèmes de la technologie, du divertissement et du design, l’organisation vise à propager les idées susceptibles de modifier positivement la suite du monde. Rien que ça!

    Depuis ses débuts, se sont ajoutés de nombreux sujets : affaires, science, culture, arts, enjeux globaux. Au nombre des conférenciers à partager leur vision du monde on compte Jeff Bezos, fondateur d’Amazon.com, les artistes Bono et Peter Gabriel pour leurs implications humanitaires, Seth Godin initiateur du concept de permission marketing, Nicholas Negroponte, fondateur du MIT Media Lab, Al Gore pour sa croisade contre le réchauffement climatique et Mena Trott fondatrice de Six Apart.

    Pour y assister, il faut y être invité et les places sont limitées à 1000 participants. L’édition 2008 affiche déjà complet. Alors, pour permettre au plus grand nombre de profiter de tout ce savoir et de mesurer l’ampleur du brassage d’idées que ce rassemblement favorise, l’organisme propriétaire de l’événement, The Sapling Foundation, a revampé son site TED.com en 2007 pour y inclure environ 100 allocutions vidéo.

    Un régal pour les neurones!

    Été 2007
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  • 2006.11.07 par Denis Roy

    Votez pour les nouvelles merveilles du monde

    L’histoire et l’architecture vous intéressent?

    Votez pour les nouvelles merveilles du monde Depuis 1999, une campagne mondiale est en cours pour identifier les sept nouvelles merveilles du monde. Le projet New7Wonders est supporté par une organisation à but lucratif nommée New Open World Corporation et a été initié par le controversé aventurier suisse Bernard Weber (rien à voir avec l’écrivain ou le cinéaste).

    Mise sur pied pour remplacer les sept merveilles originales – dont une seule a résisté à l’épreuve du temps – cette initiative est présidée par l’ex-directeur général de l’UNESCO, Federico Mayor et compte plusieurs éminents architectes sur son comité de sélection.

    En novembre 2005, la liste des monuments potentiels comptait 177 candidats qui aujourd’hui, quinze mois plus tard, se limite à 21 finalistes. Vous avez encore quelques mois pour voter et les gagnants seront dévoilés le 7 juillet 2007 (07.07.07) à Lisbonne lors d’une cérémonie officielle qu’on annonce grandiose.

    Bien qu’on puisse douter de la parfaite impartialité de la démarche, elle suscite tout de même l’intérêt et mérite le détour pour ceux qui veulent tester leurs connaissances géo-historico-architecturales.

    Hiver 2007
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  • 2006.11.02 par Denis Roy

    Kino contre-attaque!

    Une parodie de Star Wars propulse deux vidéastes américains.

    Kino contre-attaque! Qu’arrive-t-il lorsque des membres très talentueux d’un mouvement aussi irrésistible que Kino utilisent la force (jeu de mots) du Web social pour atteindre leur public? Et bien, on assiste à la naissance d’une série comme Chad Vader – Day Shift Manager qui est devenu un véritable phénomène viral avec une popularité aussi démesurée que spontanée.

    J’ai eu le plaisir de rencontrer ses auteurs Aaron Yonda et Matt Sloan (qui incarnent Chad et Clint dans la série) en participant au Kabaret organisé il y a un an par la cellule Wis-Kino de la superbe ville de Madison, Wisconsin. Les adeptes de Kino se souviendront probablement de certaines de leurs œuvres précédentes (comme The Ten Stages of Opening a Jar ou To My Love) présentées régulièrement lors des soirées spéciales de visionnement.

    En imaginant cette saga spatio-alimentaire, nul ne sait s’ils prévoyaient l’engouement que générerait ce qui est devenu un véritable culte. La série humoristique constitue du jamais vu en termes de retour sur l’investissement depuis le fameux The Blair Witch Project. Avec des moyens on ne peut plus limités, ses auteurs ont réussi à attirer des millions de spectateurs en ligne; sur leur propre site splu.net, YouTube, MySpace, etc.

    Nos compères en sont à l’épisode 4 qui a été diffusé à heure de grande écoute sur les ondes du réseau ABC (Good Morning America) le 11 octobre 2006 et, à ce jour, Chad Vader a également fait les manchettes du Wall Street Journal, du Los Angeles Times, du New York Observer et du Pittsburgh Post (pour ne nommer que ceux-là).

    Automne 2006
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  • 2006.05.18 par Denis Roy

    La nouvelle campagne d’Apple mise sur la différence

    Des avantages marqués à la sauce éditoriale humoristique

    La nouvelle campagne d’Apple mise sur la différence

    Les adeptes d’Apple – dont je suis depuis l’introduction du Mac sur le marché en 1984 – sont souvent la cible de railleries des utilisateurs de PC. «Pas de logiciels disponibles. Y a juste les artisssses qui trouvent ça bon. C’est une bébelle plus qu’un ordi. Si c’était si fort, ils en vendraient bien plus.»

    Déjà, remarquez la nuance de vocabulaire : adeptes vs utilisateurs. Tout réside dans cette simple mais combien significative distinction. Une marque culte face à des commodités. Voilà ce dont il est question. Est-ce qu’on vend plus de Porsche que de GM? Quand vient le temps d’affirmer votre bon goût, êtes-vous plus enclin à porter un chandail George (marque pseudo fashion de Wal-Mart) ou un DKNY?

    Mais, les subtilités de l’image de marque ayant ses limites sur les esprits trop cartésiens, Apple a décidé de prendre le taureau par les cornes et de lancer une campagne qui tout en s’appuyant sur des faits renforce le caractère décontracté du Mac. La nouvelle série de six messages télé présente donc les principaux avantages concurrentiels du Mac en mettant en scène deux personnages nommé Mac & PC dans des situations toutes simples, compréhensibles par tous. Le résultat est aussi suave que punché; le stéréotype se retournant contre ceux qui nous montraient du doigt.

    Selon moi, on devrait intituler ce petit chef-d’œuvre «Cool vs drabe». Le casting et la performance des acteurs John Hodgman (en PC ringard, prévisible et insipide) et Justin Long (en Mac jeune, créatif et cultivé) sont à ce point justes que c’est à hurler de rire.


    À vous de juger et pour ceux qui pourraient se sentir attaqué par ce qui peut sembler être une prise de position de ma part : sans rancune (ce ne sont que des machines après tout)!

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  • 2006.05.16 par Denis Roy

    Le sac à bouteilles devenu marque

    Un design simple et abordable qui a pavé la voie à toute une gamme de produits

    Le sac à bouteilles devenu marque

    C’est lors d’une visite à la boutique
    Vinum Design
    de la rue City Councillors à Montréal, juste avant la période des Fêtes de 2004, que je suis tombé sur le tout premier produit de la firme new-yorkaise Built NY. L’objet est un sac en néoprène au look très contemporain (disponible en de nombreuses couleurs vives) conçu pour transporter deux bouteilles de vin de 750 ml en les protégeant des chocs et des écarts de température. Cette année-là, nombreux furent mes proches et amis qui héritèrent de la chose.

    Fondée en 2003, Built NY a développé, depuis le lancement du Two-Bottle Tote, une gamme complète de produits complémentaires et dérivés : sac pour une seule bouteille de vin, pour le fameux six pack de bière, pour le lunch, ligne complète d’accessoires pour bébé (bavoir, sac à biberon, etc.) et, plus récemment, sac pour bouteille de randonnée de type Nalgene.

    Récemment, les associés de la firme ont réussi un tour de force à parvenant à convaincre le U.S. Patent & Trademark Office d’accorder à leur produit phare un statut similaire à celui de la bouteille de Coke originale et du flacon de la vodka Absolut. Désormais, la forme même du sac étendard de Built NY est protégée puisqu’elle constitue une marque de commerce déposée. C’est d’ailleurs ce qui a permis de stopper la production de deux produits de contrefaçon distribués par une entreprise du New Jersey et une importante chaîne danoise.

    Depuis son lancment, le Two-Bottle Tote a remporté plusieurs prix (dont un Gold IDEA en 2004 dans la catégorie produits de consommation), fait l’objet de plusieurs articles dans la presse et est en vente (entre autres) aux boutiques du Museum of Modern Arts de New York (MoMA) et du musée du U.S. Patent & Trademark Office.

    Le chiffre d’affaires de la compagnie est passé de 600 000 $ US, pour six mois d’opération en 2003, à une projection de 18 millions $ pour l’année en cours. En février dernier, Built NY employait 27 personnes à temps plein.

    Le Two-Bottle Totese détaille environ 25 à 30 $ CDN.

    Printemps 2006

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  • 2004.10.05 par Denis Roy

    Où dois-je faire finir mes photos numériques?

    Un test maison révélateur sur six joueurs du marché québécois de la finition de photos.

    Où dois-je faire finir mes photos numériques? Malgré l’engouement qu’elle provoque et ses nombreux avantages sur la technique traditionnelle, une des principales difficultés de la photographie numérique est d’obtenir des épreuves papier dignes de ce nom. Certes, ma blonde trouve fort agréable de ne plus avoir à se retenir pour prendre des photos, mais elle déteste le fait que ces dernières résident dans un ordinateur ou sur un CD plutôt que dans un album facile à consulter. Il faut admettre qu’il est, en effet, pas mal moins convivial d’obliger les gens à se rassembler autour d’un écran que de faire circuler les photos à tour de rôle.

    Pour ma part, la perspective de me taper l’impression de tout ce qui m’intéresse dans la multitude de photos que nous prenons désormais ne me sourit guère. Il faut d’abord s’assurer d’avoir une imprimante de qualité suffisante pour obtenir des résultats acceptables de manière constante; la peau de grand-maman sur la photo que tout le monde veut avoir gagnerait à ne pas virer au vert ou au rose sur certaines des 12 copies que vous avez à imprimer. Ensuite, pour l’impression maison, on parle d’un inventaire de papier distinct qui s’avère toujours coûteux. Et si, comme moi, vous n’imprimez pas de façon régulière et que vous avez une imprimante à jet d’encre, il arrive parfois que vos cartouches d’encre – qui ne sont pas données non plus – s’obstruent et entraînent ainsi du gaspillage de temps et d’argent.

    Afin de trouver une solution satisfaisante à cette question existentielle grave, j’ai décidé en début d’été de procéder à un test comparatif des principaux fournisseurs de services de finition de photos numériques. Mon choix s’est arrêté sur six d’entre eux : Wal-Mart, Jean Coutu (Les Pros de la photo), Future Shop, le Centre Japonais de la Photo, Gosselin et, finalement, le service direct de Kodak.

    Trois des finisseurs sélectionnés se spécialisent uniquement en photographie tandis que les autres ajoutent ce service à une offre beaucoup plus étendue de manière à fidéliser leur clientèle et à profiter d’un achalandage déjà existant. Ce second groupe aurait pu être complété par d’autres gros joueurs (ex. : Costco et Loblaws), mais j’ose croire que ce n’eut pas été très significatif.

    Dans tous les cas, il fallait que je puisse télécharger mes photos via le site web du fournisseur. Je vous avouerai que je n’ai pas vérifié quelles étaient les autres types de procédures (dépôt ou envoi de CD) puisque, tant qu’à opter pour le numérique, aussi bien profiter de tous ses avantages.

    J’ai établi une série de critères que j’ai regroupé en trois catégories : la qualité (couleurs, luminosité, netteté, cadrage), l’aspect pratique (convivialité et rapidité du téléchargement, livraison) et, bien sûr, le prix.

    Pour tester les fournisseurs, j’ai sélectionné une dizaine de mes photos dont la nature permettait de juger différents aspects techniques en termes de qualité de finition : tons de peau, justesse des rouges, des bleus et des verts, fins détails, rendu des hautes et des basses lumières, nuances dans le traitement des sujets monochromes ou multicolores, etc.

    Voici donc les résultats qui, à certains égards, m’ont passablement surpris alors qu’à d’autres ils n’ont fait que confirmer ce à quoi je m’attendais.

    Qualité – couleurs

    Au titre du rendu des couleurs, le grand gagnant est, comme on peut s’en douter, Kodak. Pour la moitié des clichés soumis, la différence est à ce point apparente que lors de tests à l’aveugle auprès de nombreux amis – qui maîtrisent ou non la photographie – les images traitées par le géant américain ont été pointées spontanément comme les meilleures des six. Seul bémol, une certaine dominante dans les sujets où le rouge est très présent.

    Des résultats forts acceptables ont été fournis par Jean Coutu, Future Shop et Wal-Mart. Finalement, d’importants écarts et des dominantes marquées rendent le travail de Gosselin et du Centre Japonais moins que satisfaisant.

    Qualité – luminosité

    Kodak remporte également la palme du meilleur contrôle de la luminosité. Cette maîtrise se remarque particulièrement dans les sujets monochromes et là ou de très hautes ou de très basses lumières sont présentes.

    Future Shop offre à cet égard des performances forts satisfaisantes alors que Jean Coutu et Gosselin semblent avoir des problèmes avec les hautes lumières.

    Pour ce qui est de Wal-Mart, ses résultats sont corrects, tandis que la tendance du Centre Japonais de la Photo à couvrir l’ensemble des images d’un voile grisâtre relègue ce dernier dans la classe inacceptable.

    Qualité – netteté

    Là encore, c’est Kodak qui fait la loi. Les images très texturées, les motifs complexes, les fins détails et la typographie gagnent en précision chez ce fournisseur. Ceci ajoute à la profondeur et à l’effet de présence qui se dégagent de la photographie.

    Future Shop et Wal-Mart ne sont pas loin derrière avec des rendus supérieurs à la moyenne. Jean Coutu, pour sa part, obtient la note correct.

    Finalement, Gosselin et le Centre Japonais ont la fâcheuse tendance à rendre les images un peu floues; ce qui est déjà trop...

    Qualité – cadrage

    La stratégie de Jean Coutu et du Centre Japonais de la Photo à cet égard est la plus valable à mon avis. Plutôt que de présenter des images aux proportions différentes de celles du cliché numérique original, ces deux fournisseurs ont opté pour des épreuves légèrement plus petites (parce que moins large) mais qui conservent la presque totalité de l’image.

    Future Shop a opté pour une approche différente. Son site offre la possibilité aux clients de cadrer l’image à leur goût, ce qui permet de minimiser l’impact du changement de proportions d’image.

    Kodak et Gosselin, pour leur part, semblent accorder une certaine attention au cadrage puisque, malgré le fait que leurs choix en cette matière soient arbitraires, aucun résultat totalement insatisfaisant n’est ressorti des dix photographies soumises.

    De son côté, Wal-Mart se démarque plutôt négativement à ce chapitre; le manque de goût de certains de leur choix frisant l’évidence.

    Aspect pratique – téléchargement

    La plupart des sites fonctionnent relativement bien. Point à noter toutefois, celui de Future Shop offre plusieurs options de manipulation des images, mais il compense malheureusement l’aspect pratique de ces caractéristiques par une lenteur excessive au téléchargement.

    Autre mauvaise note pour le Centre Japonais de la Photo qui fait cavalier seul en obligeant sa clientèle à utiliser un logiciel de gestion du téléchargement. Bien que facile à installer, celui-ci exige une maîtrise technique minimale et, du point de vue informatique, procède d’une logique considérée comme intrusive par plusieurs internautes.

    Aspect pratique – livraison

    Kodak et le Centre Japonais n’ont qu’un seul mode de livraison : par la poste. Cette approche s’avère coûteuse (2,49 $ et 5 $ respectivement) bien que pratique. Dans le cas du Centre Japonais, les photos commandées le mercredi soir vers 22 h sont arrivées par courrier dans la matinée du vendredi; donc 36 heures plus tard (enfin, un bon coup!). Pour ce qui est de Kodak, la livraison a été effectuée cinq jours ouvrables après la commande.

    Future Shop, Wal-Mart, Gosselin et Jean Coutu permettent de choisir le lieu de ramassage parmi leurs succursales; ce que, personnellement, je préfère. Selon la taille de leur réseau respectif, cela signifie, pour ainsi dire, n’importe où au Québec et dans la presque totalité des grands centres au Canada.

    Question rapidité, j’ai pu ramasser mes photos chez Future Shop après trois jours ouvrables, chez Jean Coutu après quatre jours ouvrables, chez Gosselin après six jours ouvrables et chez Wal-Mart après sept jours ouvrables.

    Prix

    Les coûts pour la finition de mes photos chez les différents fournisseurs se divisent en trois catégories allant de « très bonne affaire » à « c’est mieux d’être bon en chien ». Voici les prix pour 10 impressions différentes en format 4 x 6, incluant les taxes applicables.

    TRÈS BONNE AFFAIRE
    • Wal-Mart = 2,87 $
    • Jean Coutu = 4,03 $
    • Future Shop = 4,48 $

    RAISONNABLE
    • Gosselin = 7,93 $

    C’EST MIEUX D’ÊTRE BON EN CHIEN
    • Centre japonais = 10,34 $
    (dont 5 $ pour la livraison)
    • Kodak = 11,94 $
    (dont 2,49 $ pour la livraison)

    Verdict et recommandations

    J’ai classifié chaque fournisseur selon un des quatre niveaux de performance suivants pour chacun des sept critères d’analyse : très satisfaisant (3 points), satisfaisant (2 points), passable (1 point), insatisfaisant (rien).

    Donc, sur un total possible de 21 points, deux fournisseurs finissent ex-æquo avec 16 points : Jean Coutu et Future Shop. Ils sont suivi de près par Kodak, avec 14 points, et les trois derniers ferment la marche avec respectivement 12 point pour Wal-Mart, 10 points pour Gosselin et 8 points pour le Centre Japonais de la Photo.

    Toutefois, il faut noter la performance exceptionnelle de Kodak en ce qui a trait aux critères de qualité; il obtient 10 points sur 12 possible et manque la note parfaite à cause du cadrage seulement. Future Shop et Jean Coutu obtiennent respectivement 9 et 8 points à ce chapitre, tandis que Wal-Mart, Gosselin et le Centre Japonais cotent à 5 points, 4 points et 4 points.

    Pour ma part, désormais, la marche à suivre est simple. Lorsque j’aurai un grand nombre de photographies à faire finir pour référence, pour consultation aisée et pour partager avec la famille ou les amis, j’opterai automatiquement pour PJC ou Future Shop. Par contre, les rares fois où je voudrai obtenir un tirage de grande qualité pour encadrement ou pour offrir en cadeau, j’investirai la somme nécessaire et confirai mes épreuves à Kodak; la différence en vaut vraiment la peine.

    En espérant que cette analyse maison aura jeté un éclairage utile sur la finition de photo numérique et qu’elle vous aidera à faire des choix judicieux.

    Automne 2004
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