• 2012.04.16 par Roxanne Boucher

    5 facteurs pour entrer en mode créatif

    Le grand John Cleese se prononce

     

    Il y a des milliers de points de vue sur la créativité, son mode de fonctionnement. Celui de John Cleese m’a particulièrement plu. Tout d’abord parce que je suis vendue aux Monty Python, mais surtout parce que ses cinq facteurs pour se mettre en mode créatif relèvent du gros bon sens.

    Treize minutes de sa conférence (en 1991) vous en convaincront. Son discours n’a pas pris une ride. Mais juste au cas, voici une traduction libre des cinq facteurs.

    1. L’espace
    Il est nécessaire d’avoir un espace pour jouer. Il faut s’isoler, ne pas être dérangé. Il est impossible de créer quand on est entouré des stress habituels.

    2. Le temps
    Il faut aussi créer un espace dans le temps. Une période déterminée où l’on se retire de la vie normale. Cleese recommande 1 h 30. Moins de trente minutes, l’exercice est quasi inutile. On pense à tout avant d’avoir l’esprit libre (merde, j’ai oublié d’acheter du lait; il faut que je parle à Chose). Il est aussi bien plus facile de se consacrer aux petites choses urgentes que l’on sait que l’on peut faire (p. ex. envoyer des courriels) qu’aux grandes choses non urgentes auxquelles on n’est pas certain d’arriver (p. ex. penser). Au-delà de 90 minutes, on a besoin d’une pause. Ainsi, il semble préférable de faire plusieurs séances de 90 minutes réparties sur quelques jours pour un sujet donné.

    3. Le temps
    Encore le temps : prendre tout le temps possible pour jongler avec une idée. Il est tellement plus facile de prendre la première solution et de s’arrêter que de faire durer l’inconfort de l’indécision. Mais c’est ce qui permet d’arriver à une idée plus originale.

    4. La confiance
    Rien ne coupe la créativité comme la peur de faire une erreur. Il faut avant tout admettre qu’en période de création, il n’y a aucune erreur possible, s’ouvrir à tout. Jouer à « What if? ».

    5. Un tour de taille de 22 pouces
    Bien entendu, il s’agit de l’humour. C’est un excellent moyen d’entrer en mode créatif. Même si le sujet est sérieux. Introduire l’humour dans le processus créatif n’enlève rien au sérieux du sujet auquel on réfléchit. Cleese demande aussi : à quoi bon être solennel? Sa réponse à 12:49 est assez claire.

    Amen.

    À écouter sur l’excellent blogue Brain Pickings. Merci à Laurent Simon (via Mosaic/YULBCN) pour la découverte.

     

     

     

     

     

     


  • 2012.03.23 par Roxanne Boucher

    Plein de chefs-d’oeuvre pour pas un sou

    Lorsque l'on visite une ville, on se précipite dans les musées; mais prend-on seulement le temps de voir nos chefs-d’oeuvre à nous, ici?

    Le Musée des beaux-arts de Montréal a procédé à un redéploiement de sa collection permanente avec l’aménagement de son nouveau pavillon/salle de concert. On y présente désormais l’art québécois et canadien.

    Je vous en prie, prenez une ou deux heures de votre temps. C’est gratuit. C’est impressionnant. C’est agréable, et comme une certaine pharmacie, ça aussi ça fait du bien.

    Je fus étonnée par la richesse des œuvres, particulièrement de 1940 à ce jour. Commencez par le 4e étage – art inuit. Les classiques sculptures en pierres polies y sont, mais aussi de déstabilisantes œuvres faites d’os et de dents, ou la surprenante tête de totem faite d’espadrilles Nike (esthétique et sémantique superbes!). Puis descendez étage par étage, époque par époque, jusqu’au deuxième sous-sol. Que dire des nombreux Riopelle, Borduas et Marc-Aurèle Fortin; il y a même des toiles du Groupe des Sept (mais pas celui de la ville de TR).

    Just go.

    Pavillon Claire et Marc Bourgie, sur Sherbrooke, coin Crescent.
     

    Et ne manquez pas de jeter un œil à Œil, ci-dessous, une commande pour le nouveau pavillon.

    (J'ai pris ma photo le 2 mars, dans le temps où il avait encore de la neige à Mtl)

     

     

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  • 2012.02.06 par Roxanne Boucher

    Conversation sur une affiche (Mad Men 5)

    L’affiche ne comporte aucun mot, mais ouvre la discussion.

     

    Prologue : la série Mad Men
    Pour les fans de la série, nul besoin d’explication. Pour les non-initiés, vous avez du rattrapage à faire. Tellement à dire! Wikipédia en fait un bon article, il y a aussi le site officiel…En bref : Mad Men est une excellente série télévisée, de plusieurs façons. Le réalisateur est très minutieux dans la reconstitution quasi historique des décors, costumes et surtout modes de vie de l’époque. Qui plus est : le rythme de l’époque (lent, rempli de non-dits). La première saison demande même un effort de la part du spectateur pour s’habituer à ce langage si différent de ce que l’on connaît à la télévision aujourd’hui. Et, j’oubliais, l’excellent scénario porte sur le monde de la publicité des années 60.

    L’affiche en question
    La saison 5, très attendue, est annoncée pour le 25 mars, d’une façon délibérément crue (choquante pour les post-traumatisés du 9-11 qui y voit The Falling Man), mais excitante pour les initiés. Voici l’affiche placardée dans les rues des villes américaines. Il s’agit d’une image tirée du superbe générique d’ouverture (sur la musique de RJD2).

    Mais la raison pourquoi je vous en parle aujourd’hui, c’est à cause du « dialogue » qui s’est instauré entre la marque Mad Men (le poster) et le public (graffiti).

    Les affichages dans le métro de New York portent des touches amusantes.
    D’autres ont fait leur graffiti virtuellement, mais pas mal non plus!

      

      

     Et vous, quel serait votre griffe?

    J’adore, parce que c’est une incarnation du concept abstrait qu’on entend en publicité aujourd’hui : avoir une conversation avec la marque. Pour y arriver, il faut avant tout permettre à l’interlocuteur de s’approprier la marque. Comme AMC l’a permis. Était-ce prévu par l'agence derrière le concept? Peu importe, ça marche.

    Thanks to copyranter for the lead on this.
     


  • 2011.12.22 par Roxanne Boucher

    De l’utilisation intelligente d’un char d’assaut

    et autres découvertes à la Biennale d’art contemporain de Venise 2011

    En novembre dernier, j’ai eu la chance de visiter Venise. Après l’Antiquité de Rome et la Renaissance de Florence, j’avais soif d’art contemporain. Venise porte de façon superbe le contraste de son histoire et de son goût marqué pour l’innovation artistique.

    La Biennale d’art contemporain se tient à Venise depuis 1895. Qualifiée d’olympiques de l’art, la Biennale a regroupé cette année 89 pays qui ont exposé soit dans leur propre pavillon dans les jardins de la Biennale (un peu à la manière de l’Expo 67) ou dans l’Arsenale.

    J’y suis allée en deux jours… c’est immense. Je ne peux tout vous raconter, mais je vous présente quelques coups de cœur.

     

    USA

    Je n’aime habituellement pas trop les États-Uniens, mais Jennifer Allora et Guillermo Calzadilla m’ont séduit. Tout d’abord, le guichet automatique qui joue de l’orgue. C’était superbe de voir les gens oser introduire leur carte bancaire, entrer leur code et entendre l’orgue jouer selon les touches qu’ils appuient. Ils repartaient tous avec un billet de 50 euros qui, à nos yeux, n’est pas comme les autres. 

    À l’extérieur du pavillon, il m’a été donné de voir l’utilisation la plus intelligente d’un char d’assaut. Renversé, il sert de tapis roulant pour s’entrainer. Brillant. Visitez le pavillon en vidéo.

     

    Corée du Sud

    Lee Yongbaek m’a impressionné avec sa bataille entre le moule et la sculpture, son interprétation de la Pietà et le camouflage floral. Encore, une petite vidéo pour visiter le pavillon.

       

        
      

    Vive l’art contemporain. L’art qui dérange. L’art qui pose des questions. L’art qui nous fait progresser.
    Bonne année 2012!

     

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  • 2011.12.13 par Roxanne Boucher

    La publicité emblématique

     

    J’ai eu le plaisir d’assister récemment à la conférence de Jack Neary, directeur de création chez TBWA Canada, lors d’une visite à la SOCOM de Québec. Ses propos sur l’importance de la créativité dans le marché aujourd’hui étaient fort intéressants, inspirés par Lee Clow, Jay Chiat et sa propre expérience. Je vous partage et commente donc quelques notions que j’ai retenues lors de l’exposé du sympathique Calgarien.

     

    Les idées

    En publicité, il y a quatre catégories d’idées (lire à partir du bas) :

    • Iconic / Idées emblématiques
    • Great / Grandes idées
    • Good / Bonnes idées
    • Bad / Mauvaises idées

    Remarquez l’espace entre les grandes idées et les idées emblématiques. Elles sont une classe à part, plus difficile à atteindre. On les reconnaît parce qu’elles marquent assez pour qu’il y ait le avant et le après cette idée. Le premier exemple d’idée en publicité va de soi : 1984.


    L'emblème de la pomme

    La publicité 1984 n’a été diffusée qu’une seule fois, au Super Bowl en janvier 1984, pour annoncer le lancement du premier ordinateur Macintosh d’Apple. Citée dans tous les cours de pub et de marketing, elle utilise une œuvre de fiction comme jamais ce ne fut fait avant. Elle marque le début d’une ère, que nous vivons pleinement aujourd’hui. La « iEra », si je puis dire.


    Toujours la même marque, près de 20 ans plus tard. La campagne des silhouettes d’iPod marque à son tour parce qu’elle incarne un principe anthologique : la publicité peut embellir l’espace public. L’affichage est superbe, sans oublier que chacune des publicités télé a propulsé la chanson utilisée au sommet des palmarès.


    La publicité est un art. Quel est cet art?

     

    Artistes des médias

    Jack Neary parle de l’art de beautifull story telling : faire passer un message, raconter une histoire de façon magnifique. Les publicitaires sont en quelque sorte des artistes du média. Mais qu’est-ce que le média? Ce domaine est celui où l’on peut être le plus créatif. Tout peut être un média. On peut le pousser très loin!

    À preuve, cet exemple, d’Adidas, pour l’équipe de rugby All Blacks de la Nouvelle-Zélande. À partir de l’idée que le « rugby coule dans nos veines », les joueurs ont donné du sang pour qu’il soit mêlé à l’encre utilisée pour imprimer l’affiche officielle de l’équipe. Les joueurs et les fans sont désormais frères de sang. L’étude de cas est frappante!

     

    Pourquoi viser le iconic?

    En 25 ans, le nombre de messages publicitaires est passé de 650 à 6300, alors que le temps consacré aux médias reste sensiblement le même. Retenez simplement qu’il est très facile d’éviter votre message. Auparavant, on pouvait pousser un message à travers les médias de masse pour que le public le reçoive. Aujourd’hui, il faut être assez intéressant pour que le public vienne à nous. Les résultats sont encore plus époustouflants. Le Man your man could smell like d’Old Spice est un exemple, eh bien, emblématique. L’étude de cas vous en convaincra.


    Mais on hésite toujours à prendre une idée artistique ou créative. Jack Neary énonce la théorie que l’art est ambigu. En tant qu’annonceur, on ne veut pas d’ambiguïté. Et, rassurez-vous, les créatifs non plus. Sa réponse : « Arrive unexpected. Leave understood ». CQFD.


  • 2009.08.25 par Roxanne Boucher

    Robert Polidori - photographe

    Exposer la personnalité des lieux abandonnés

    Robert Polidori - photographe

     

    Né à Montréal en 1951, Robert Polidori vit et travaille à New York. L’exposition présentée au Musée d’art contemporain de Montréal présente un bilan de son œuvre en 59 photographies couleur grands formats, réalisées entre 1985 et 2007.

     
    Polidori fait des portraits de lieux.
    Il glorifie le vide et le délaissé.
    Il montre l’homme, sans l’homme.
    Il capte la douleur et la beauté.

    Les séries qui m’ont marqué :

    • Château de Versailles - pour les images de la restauration
    • Beyrouth - pour les images de la destruction
    • La Havane - pour les images du délabré
    • Pripiat et Tchernobyl - pour les images de la catastrophe
    • Nouvelle-Orléans - pour les images de l'anéantissement

    AHHHHHH! PANIQUE! L’exposition se termine le 7 septembre. À ce moment précis où vous lisez cet article de l’Egzibition d’été, il ne reste que quelques heures à cette exposition ou, pire encore, elle est terminée.

    Oui, je dis tant pis pour vous. C’est vraiment agréable de se laisser subjuguer par l’œuvre du maître en traînant les pieds et les yeux dans le musée. Mais puisque j’ai su piquer votre curiosité et que je ne suis pas complètement cruelle, voici quelques images disponibles en ligne.

    Ou visitez l’exposition avec Polidori lui-même, dans une vidéo de 15 minutes.

    Je n’ai pas réussi à mettre la main sur le catalogue de cette exposition rétrospective, mais semble-t-il qu’il existe, publié avec son éditeur allemand, Steidl.

     

    Autres coups de cœur photo

    Vincent Munier, photographe français qui n’a pas peur du froid. Je l’ai découvert dans l’exposition États sauvages cet été à Montréal. Sa série Blanc nature et ses ours bruns en action sont phénoménaux. Il ne fait pas de la photo animalière, il fait du portrait de bêtes magnifiques.

    Benoît Paillé, un talent émergent d’ici (en fait, son talent est déjà « émergé », c’est la reconnaissance de celui-ci qui commence). Un vrai portraitiste. À voir : A Stranger Project. Même le plus laid est beau devant sa lentille.


     

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  • 2009.03.03 par Roxanne Boucher

    Neuf visions du monde pour 2009

    La liste de Michel Vezina, à écouter et à lire.

    Neuf visions du monde pour 2009

    Patrick Masbourian a le don de nous amuser et de nous intéresser. Je suis une fan de son émission Vous êtes ici, que j’écoute rarement en direct (lundi au jeudi, 20 à 22 h à la Première chaîne de Radio-Canada). Vive la baladodiffusion.

    Pour la nouvelle année, le chroniqueur Michel Vezina nous propose neuf romans qui ont fait, il y a quelques années, un portrait du futur dans lequel nous vivons aujourd’hui. Il est très intéressant de voir comment ces récits, reconnus comme livres cultes, proposent parfois des « visions du monde » si justes et actuelles.

    C’est à écouter (les chroniques radio) avant de lire!

    Les neuf titres :

    • Neuromancer de William Gibson
    • Ender de Orson Scott Card
    • 1984 de George Orwell
    • Le meilleur des mondes d'Aldous Huxley
    • L'orange mécanique d'Anthony Burgess
    • Fahrenheit 451 de Ray Bradbury
    • L'île du docteur Moreau de H. G. Wells
    • Walden de Henry David Thoreau
    • Utopia de Thomas More

    Je n’ai bien sûr pas tout lu. Mais j’ai mes classiques : Le meilleur des mondes, 1984, L’orange mécanique (sublimé en film par Kubrick). Je vous invite, tout comme moi, à découvrir le reste et à comparer notre monde à celui que les auteurs de science-fiction du passé ont deviné.

    Et tant qu’à être sur le site de Vous êtes ici, allez voir les autres sections dont l’hilarante Vidons la don’ la question.
     

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  • 2009.02.12 par Roxanne Boucher

    SaveTheWords.org

    Adoptez un mot en voie d’extinction.

    SaveTheWords.org

    Vous le savez (ou vous vous en doutez parce que je suis conceptrice-rédactrice), je suis une amoureuse des mots. De la langue française avant tout, mais aussi de celle de Shakespeare. Un collègue m’a fait découvrir un bijou de site web pour les curieux comme moi.

    Quels mots sont en danger? Les vieux mots, les mots savants, les mots compliqués. Ceux qui ont déjà eu beaucoup de sens et qu’on laisse mourir.

    Sur le site développé par Oxford Fajar (la division de Malaisie et de Singapour des célèbres dictionnaires Oxford), on peut cliquer au hasard sur le site pour découvrir des mots qui quémandent notre attention.

    Quand vous aurez le coup de foudre, vous pouvez adopter un mot. Vous vous engagez ainsi à utiliser ce mot le plus souvent possible dans vos conversations et votre correspondance.

    SaveTheWords.org nous donne quelques trucs pour y arriver : donner ce nom à votre animal de compagnie ou comme surnom à votre amoureux, le jouer au Scrabble, en faire un graffiti ou un tatoo, le répandre par SMS et j’en passe.

    Si vous souhaitez simplement enrichir votre vocabulaire, abonnez-vous au word-a-day.

    J’ai adopté mon petit premier, hymnicide, que je pourrai utiliser à souhait pour critiquer de mauvais concerts ou répétitions de ma chorale.

    Allez, sauvez un mot vous aussi!

     

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  • 2009.01.15 par Roxanne Boucher

    Fondue au crabe

    Si simple et si réconfortant les soirs de grand froid!

    Fondue au crabe

    Ingrédients

    Fromage à la crème ramolli
    250 g (1 paquet)

    Chair de crabe hachée
    125 g (1 boîte de conserve)

    Fromage suisse râpé
    1 1/2 t

    Raifort ou ail
    au goût

    Oignons verts hachés
    au goût

    Et du bon pain frais...
    1 baguette ciabatta fait des miracles.

    Préparation

    1. Mélanger tous les ingrédients (sauf les oignons verts) dans un plat allant au four.
    2. Mettre au four à 350 pendant une quinzaine de minutes.
    3. Ajoutez les oignons verts et dégustez en y trempant des morceaux de pain.

    Donne 2 portions en repas, 4 en entrée.

    Bon appétit!

     

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  • 2008.10.14 par Roxanne Boucher

    Pensez le contraire

    À lire pour (mieux) penser autrement, développer une vision indépendante et créative.

    Pensez le contraire

    Whatever you think, think the opposite est un joli petit livre que je me suis acheté dans une boutique de musée, la veille du long trajet de retour de mon escapade européenne cet automne. Le bouquin est d’une mise en page délicieuse, voilà qui sera facile à lire malgré le décalage, me dis-je. J’avais presque tort. Tout d’abord parce que le livre se dévore en moins d’une heure (ce qui n’est pas assez pour un vol transatlantique). Deusio parce que ce n’est pas la mise en page qui rend le tout agréable à lire, mais les idées fascinantes. 

    Quelques extraits, en traduction libre :

    « Mieux vaut regretter ce que vous avez fait que ce que vous n’avez pas fait. »

    « Demandez une claque dans’ face. Si vous demandez l’avis de quelqu’un sur votre travail en disant : « Qu’est-ce que t’en penses? », la réponse sera probablement « c’est bon », car cette personne ne voudra pas vous offenser.
    La prochaine fois, demandez ce qui ne fonctionne pas. La réponse ne sera peut-être pas celle que vous voulez entendre, mais au moins, elle sera vraie. »

    Et ma préférée, juste pour choquer un peu tous ceux avec qui je travaille :
    « Les réunions sont pour ceux qui n’ont pas assez à faire. Une réunion est une performance, une mise en scène pour se convaincre de sa propre importance. Les vrais joueurs n’ont pas besoin de la comédie de la réunion. Ils se mettent tout simplement au travail. »

    Le livre a été écrit par Paul Arden, un publicitaire de renommée mondiale (Saatchi & Saatchi) décédé en avril dernier, qui a écrit quelques autres best-sellers, comme God Explained in a Taxi Ride (ma prochaine lecture) et It’s not how good you are, it’s how good you want to be.

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