Place Royale
1350, rue Royale, bureau 500
Trois-Rivières (Québec) G9A 4J4
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Téléc. : 819.376.8114
La liste de Michel Vezina, à écouter et à lire.
Patrick Masbourian a le don de nous amuser et de nous intéresser. Je suis une fan de son émission Vous êtes ici, que j’écoute rarement en direct (lundi au jeudi, 20 à 22 h à la Première chaîne de Radio-Canada). Vive la baladodiffusion.
Pour la nouvelle année, le chroniqueur Michel Vezina nous propose neuf romans qui ont fait, il y a quelques années, un portrait du futur dans lequel nous vivons aujourd’hui. Il est très intéressant de voir comment ces récits, reconnus comme livres cultes, proposent parfois des « visions du monde » si justes et actuelles.
C’est à écouter (les chroniques radio) avant de lire!
Les neuf titres :
Je n’ai bien sûr pas tout lu. Mais j’ai mes classiques : Le meilleur des mondes, 1984, L’orange mécanique (sublimé en film par Kubrick). Je vous invite, tout comme moi, à découvrir le reste et à comparer notre monde à celui que les auteurs de science-fiction du passé ont deviné.
Et tant qu’à être sur le site de Vous êtes ici, allez voir les autres sections dont l’hilarante Vidons la don’ la question.
Une bédé Pulitzer.
Récipiendaire du prix Pulitzer en 1992, Maus est une bande dessinée racontant la persécution nazie sur les juifs lors de l’invasion de la Pologne. L’auteur raconte, en noir et blanc, l’histoire de son père, un survivant des camps de concentration. Dans son œuvre, Art Spiegelman représente les différents groupes nationaux par différentes espèces d'animaux : les Juifs sont représentés par des souris, les Allemands par des chats, les Français par des grenouilles et les Américains par des chiens. Une grande histoire.
Une référence en design moderne
Dwell est d’abord un magazine américain (San Francisco) dévoué à l’architecture et au design modernes. Depuis 2000, il est publié 10 fois par année à quelque 260 000 exemplaires. Dwell, c’est aussi une inspiration, une référence, un incontournable pour quiconque veut bâtir, rénover ou tout simplement décorer sa maison.
Dwell.com est un complément fantastique à l’édition papier. Il y a un moteur de recherche pour trouver meubles, moquettes ou lampes provenant des articles du magazine – et on peut acheter en ligne! On y trouve aussi des blogues thématiques, des « slideshows » par sujet (tapisseries, jeux d’échec modernes, tendances européennes, etc.), des conseils en rénovation, des exemples de maison Dwell et la liste est longue.
Le tout est complété par une série télé sur Fine Living Network, une conférence annuelle sur le design et des objets promotionnels Dwell. Un bel exemple d’organisation intégrée mais surtout, une inspiration audacieuse pour savoir comment bien vivre « at home in the modern world », tel que l’indique leur signature.
À lire pour (mieux) penser autrement, développer une vision indépendante et créative.
Whatever you think, think the opposite est un joli petit livre que je me suis acheté dans une boutique de musée, la veille du long trajet de retour de mon escapade européenne cet automne. Le bouquin est d’une mise en page délicieuse, voilà qui sera facile à lire malgré le décalage, me dis-je. J’avais presque tort. Tout d’abord parce que le livre se dévore en moins d’une heure (ce qui n’est pas assez pour un vol transatlantique). Deusio parce que ce n’est pas la mise en page qui rend le tout agréable à lire, mais les idées fascinantes.
Quelques extraits, en traduction libre :
« Mieux vaut regretter ce que vous avez fait que ce que vous n’avez pas fait. »
« Demandez une claque dans’ face. Si vous demandez l’avis de quelqu’un sur votre travail en disant : « Qu’est-ce que t’en penses? », la réponse sera probablement « c’est bon », car cette personne ne voudra pas vous offenser.
La prochaine fois, demandez ce qui ne fonctionne pas. La réponse ne sera peut-être pas celle que vous voulez entendre, mais au moins, elle sera vraie. »
Et ma préférée, juste pour choquer un peu tous ceux avec qui je travaille :
« Les réunions sont pour ceux qui n’ont pas assez à faire. Une réunion est une performance, une mise en scène pour se convaincre de sa propre importance. Les vrais joueurs n’ont pas besoin de la comédie de la réunion. Ils se mettent tout simplement au travail. »
Le livre a été écrit par Paul Arden, un publicitaire de renommée mondiale (Saatchi & Saatchi) décédé en avril dernier, qui a écrit quelques autres best-sellers, comme God Explained in a Taxi Ride (ma prochaine lecture) et It’s not how good you are, it’s how good you want to be.
Un roman au « je » pluriel
Le troisième roman de Véronique Marcotte, jeune auteure talentueuse de notre chère ville de Trois-Rivières, réserve un parcours surprenant au lecteur. Le trésor réside dans le style rédactionnel : tous les personnages sont, tour à tour, narrateurs et parlent au « je ». Cette multiplicité de points de vue est rafraîchissante et permet à l’histoire de se construire d’elle-même, par ses personnages, comme si l’auteur n’existait pas. (N’est-ce pas la plus belle façon de faire place à son œuvre?)
L’histoire
Elle parle du vide, de l’étouffement, de la fuite. Et bien sûr de culpabilité (avec un titre pareil!).
Ce que nous dit le quart de couverture :
Quand Auguste quitte sa Belgique natale pour aller travailler dans un hôpital montréalais, il compte prendre pour de bon ses distances d'une mère qui l'aime mal, de cet amour étouffant qu'ont parfois les mères à qui la vie a pris beaucoup. Auguste n'arrive pas à laisser derrière ses propres déviances, toutefois, celle entre autres de violer des yeux l'intimité des gens. Parmi ceux qu'il observe à leur insu, il y aura Victoire, une jeune peintre qui gagne sa vie dans un resto. À ces trois personnages, qui deviendront tour à tour narrateurs d'une histoire plurielle et bouleversante, va s'ajouter Mathias, le père d'Auguste, qu'il croit mort depuis longtemps. Dans ces trajectoires blessées, qui se croisent en un ballet beau et douloureux, c'est toute la détresse humaine qui est mise au jour, toute la culpabilité qui reste au lendemain des gestes qu'on aurait voulu retenir.
Ça se dévore en quelques heures. Bon appétit!
Le Slow design, un blogue et une façon différente de voir les choses qui nous entourent
Depuis peu, ma copine et moi nous sommes fixés comme objectif de donner une deuxième vie aux objets et matériaux qui nous entourent. Bien sûr, pour des raisons économiques et écologiques, mais aussi pour assouvir notre quête créative et artistique commune. Donner une nouvelle vie aux objets pour améliorer notre environnement et mettre en valeur notre quotidien, pour moi, c’est plein de bon sens.
C’est en ayant l’oeil attentif sur l’art de la récupération que j’ai trouvé une formidable ressource en ligne (merci Mario!). Bientôt demain, un blogue sur le slow design, vous propose des créations à la fois esthétiques, éthiques et écologiques. Voici en quelque sorte leur démarche : « Hors des sentiers battus, des effets de mode et de marque, nous dénichons pour vous aux quatre coins de la planète de beaux objets à vivre, emplis de bon sens, possédant un supplément d’âme et vous procurant du bien-être au quotidien : pièces uniques, séries limitées ou séries. Vous savez qui est leur créateur, où et comment ils sont fabriqués. La traçabilité de l’objet est pour nous un souci de chaque instant, le bien être un besoin nécessaire, l’écologie une action quotidienne. »
Ce site est une grande source d’inspiration dans ma démarche de récupération. C’est beau, surprenant et c’est bientôt demain : blog.bientotdemain.com
À lire maintenant pour apprécier ce qui semble être des banalités dans le train-train quotidien.
J’avoue que lorsqu’on m’a parlé de ce livre, j’ai eu, comme plusieurs, le réflexe de ne pas vouloir le lire. L’histoire d’un bébé qui décède, non merci. Maman sensible…
Mais je me suis dit que derrière toute histoire - aussi dure qu’elle puisse être - il y a énormément à retirer.
Dans celle-ci, on en sort rempli de deux histoires d’amour. Celle de Christian Tétreault, l’auteur, et sa femme et celle de ces derniers pour leurs quatre enfants. Ça déborde d’amour en fait ce livre et ça, ça fait du bien…
Je m’appelle Marie raconte l’histoire bouleversante de Marie, foudroyée par la mort à la suite d’une maladie en apparence bénigne, à l’âge de deux ans, trois mois et quatorze jours. Le choc frappe ses parents, son jumeau Félix et tout son entourage.
Ce livre est surtout le récit de parents courageux qui décident de poursuivre leur route et de réaliser leur rêve d’avoir d’autres enfants. Le récit de Christian Tétreault raconte à quel point sa fille ne les a jamais quittés et qu’elle occupe une place immense dans le coeur des membres de sa famille. Il démontre surtout que la mort de cette enfant a fait de lui un homme meilleur et lui a permis de vivre un bonheur auquel il n’aurait jamais eu accès sans cette épreuve. 22 ans après sa mort, Marie est devenue sa source d’inspiration et son ange gardien.
J’ai pleuré beaucoup, autant pour les belles anecdotes que nous partage l’auteur que pour les détails infiniment tristes et douloureux.
À la fin de la dernière page, je suis allée serrer mes deux enfants très fort dans mes bras en me disant à quel point j’avais de la chance de les avoir…
À lire maintenant si vous avez envie de vous raccrocher à l’essentiel et d’apprécier ce qui semble être des banalités dans le train-train quotidien.
Un numéro hors série du Monde 2 pour comprendre l’Orient compliqué du XXIe siècle
Pas une journée ne passe sans que l’on entende au bulletin de nouvelles des informations concernant les conflits au Moyen-Orient. On s’y perd facilement et je soupçonne même certains journalistes et politiciens d’avoir de la difficulté à comprendre les enjeux.
Le numéro hors série du magazine Le Monde nous propose analyses, portraits, reportages, entretiens et cartes en cinq chapitres. Chaque chapitre porte sur un pays : Israël, Palestine, Liban, Iran et l’Irak.
Intéressant et bien structuré, ce dossier m’a aidé à comprendre les enjeux. Mais ce n’est rien de rassurant…
Le Monde 2, hors série
Israël, Palestine, Palestine, Liban, Iran, Irak
PROCHE-ORIENT, LA POUDRIÈRE
Novembre décembre 2007
De la stimulation pure pour l’imaginaire
Depuis des lunes, le Québec est l’hôte de phénomènes étranges. Un peu partout dans la province, des légendes bercent les nuits dans les villages. Dans cet ouvrage, vous découvrirez les mystères de notre beau coin de pays. Allez-y, laissez-vous porter par ces récits de Bryan Perro...
Je l’avoue, je suis très loin d’être un grand lecteur, mais ce livre a su me captiver du début la fin. Dès le premier regard, mes yeux ont été tout simplement charmés, juste par l’originalité de la mise en page et le caractère particulier des illustrations. Vous allez me dire que c’est le graphiste qui parle : bien oui! je ne m’en cache pas. Alexandre Girard a su rendre les textes de l’auteur avec audace et esthétique, une pure merveille.
La structure de ce bouquin est sous forme de petites nouvelles de 4 ou 5 pages, ce qui pour moi est un moyen de garder mon attention. Les 26 légendes sont toutes plus intrigantes et passionnantes les unes que les autres. On passe du sasquatch au loup-garou, d’un bateau fantôme au mythe du rocher Percé. J’ai vraiment adoré découvrir les créatures mythiques des quatre coins du Québec. Un vrai retour dans mon imaginaire d’enfant! Je me suis même surpris à croire à quelques-unes d’entre elles…
Sur ce, faites de beaux rêves!
Ma cote : 4 David d’Amérique sur 5.
P.S. : Pour ceux qui on l’environnement à coeur, ce recueil est imprimé sur du papier 100 % postconsommation.
Titre : Créatures fantastiques du Québec
Auteur : Bryan Perro
Illustration : Alexandre Girard
Maison d’édition : Éditions du Trécarré, 2007
ISBM : 978-2-89568-365-0
www.creaturesfantastiques.com
Je vous retranscris le texte qui résume bien cette jolie histoire, au dos du roman :