Place Royale
1350, rue Royale, bureau 500
Trois-Rivières (Québec) G9A 4J4
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Lorsque l'on visite une ville, on se précipite dans les musées; mais prend-on seulement le temps de voir nos chefs-d’oeuvre à nous, ici?
Le Musée des beaux-arts de Montréal a procédé à un redéploiement de sa collection permanente avec l’aménagement de son nouveau pavillon/salle de concert. On y présente désormais l’art québécois et canadien.
Je vous en prie, prenez une ou deux heures de votre temps. C’est gratuit. C’est impressionnant. C’est agréable, et comme une certaine pharmacie, ça aussi ça fait du bien.
Je fus étonnée par la richesse des œuvres, particulièrement de 1940 à ce jour. Commencez par le 4e étage – art inuit. Les classiques sculptures en pierres polies y sont, mais aussi de déstabilisantes œuvres faites d’os et de dents, ou la surprenante tête de totem faite d’espadrilles Nike (esthétique et sémantique superbes!). Puis descendez étage par étage, époque par époque, jusqu’au deuxième sous-sol. Que dire des nombreux Riopelle, Borduas et Marc-Aurèle Fortin; il y a même des toiles du Groupe des Sept (mais pas celui de la ville de TR).
Pavillon Claire et Marc Bourgie, sur Sherbrooke, coin Crescent.
Et ne manquez pas de jeter un œil à Œil, ci-dessous, une commande pour le nouveau pavillon.

(J'ai pris ma photo le 2 mars, dans le temps où il avait encore de la neige à Mtl)
et autres découvertes à la Biennale d’art contemporain de Venise 2011

En novembre dernier, j’ai eu la chance de visiter Venise. Après l’Antiquité de Rome et la Renaissance de Florence, j’avais soif d’art contemporain. Venise porte de façon superbe le contraste de son histoire et de son goût marqué pour l’innovation artistique.
La Biennale d’art contemporain se tient à Venise depuis 1895. Qualifiée d’olympiques de l’art, la Biennale a regroupé cette année 89 pays qui ont exposé soit dans leur propre pavillon dans les jardins de la Biennale (un peu à la manière de l’Expo 67) ou dans l’Arsenale.
J’y suis allée en deux jours… c’est immense. Je ne peux tout vous raconter, mais je vous présente quelques coups de cœur.
Je n’aime habituellement pas trop les États-Uniens, mais Jennifer Allora et Guillermo Calzadilla m’ont séduit. Tout d’abord, le guichet automatique qui joue de l’orgue. C’était superbe de voir les gens oser introduire leur carte bancaire, entrer leur code et entendre l’orgue jouer selon les touches qu’ils appuient. Ils repartaient tous avec un
billet de 50 euros qui, à nos yeux, n’est pas comme les autres.
À l’extérieur du pavillon, il m’a été donné de voir l’utilisation la plus intelligente d’un char d’assaut. Renversé, il sert de tapis roulant pour s’entrainer. Brillant. Visitez le pavillon en vidéo.
Lee Yongbaek m’a impressionné avec sa bataille entre le moule et la sculpture, son interprétation de la Pietà et le camouflage floral. Encore, une petite vidéo pour visiter le pavillon.
