
La première moitié des années 90 a vu émerger une musique électronique appelée IDM (
Intelligent dance music). C’est dans ce créneau qu’Autechre (AE) s’est fait connaître sous l’étiquette Warp Records avec son premier disque Incunabula en 1993. Par la suite, Warp Records est devenue un pilier de la musique techno avant-gardiste au Royaume-Uni.
C’est en 1994 que le second disque du groupe composé de deux amis de longue date Rob Brown et Sean Booth devient disponible. Comparable à «Incunabula», le tout aussi excellent «Amber» est la suite logique de son prédécesseur. Des mélodies synthétiques de sons électriques minimalistes, d'échos complexes, de spirales et de vagues douces en arrière-plan. L'amalgame de ces textures sonores permet à notre imagination de concevoir des paysages sombres et austères, parfois froids, parfois mélancoliques. C'est l'ambiance parfaite pour la lecture ou simplement pour tamiser une soirée tranquille.
Sur l'album «Amber», notons deux références à la métropole québécoise qu'affectionne particulièrement le duo : les chansons
Montreal et
Yulquen (Yul pour le code de l'aéroport Pierre-Élliott Trudeau et Quen pour le code de l'hotel Reine Élisabeth dans certains systèmes informatiques).
Jusqu'à maintenant, la discographie d'AE compte 8 disques. Une nouvelle direction a été prise lors du quatrième et cinquième disques : les rythmes et textures sonores sont de plus en plus complexes et abstraits, voire expérimentaux. Les premières écoutes peuvent être difficiles.
À considérer si vous aimez
Aphex Twin,
Future Sound of London,
The Orb,
Kraftwerk et ... les mathématiques.
Automne 2006
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