
L'action se situe dans les années 40, sur fond de début de deuxième guerre mondiale, dans un New York, qui se sent plus ou moins concerné et qui n'a d'yeux que pour Superman et les Comics book à 10 sous qui font s'exalter les jeunes de cette Amérique qui ne pense qu'à s'amuser.
Deux jeunes Juifs, Sam Clay, scénariste et Joe Kavalier, illustrateur, créent l'Artiste de l'évasion, héros de BD qui s'acharne à libérer les victimes des forces de destruction à l'oeuvre en Europe.
Un livre admirablement bien documenté (les notes de bas de pages et les références sont toutes aussi intéressantes à lire que le livre).
En fait, on le lit tant pour l'histoire que pour la forme que prend le roman. Les amoureux de BD comprendront facilement. Le rythme y est identique. Abandonnez l'idée du lecteur-spectateur. Ce roman nous aspire totalement. À sa lecture, les illustrations fusent à notre esprit et la page n'est pas sitôt terminée qu'on ne demande qu'à la tourner pour lire encore et encore.
L'auteur s'y inspire de la vie de son grand-père, typographe new-yorkais, spécialiste des Comics. À vrai dire, il nous donne l'impression profonde d'avoir hérité d'une immense collection de Comics de ce dernier et de s'y être plongé avec la ferveur d'un jeune garçon de 9 ans.
C'est fabuleux, puissant, surprenant... Comme un superhéro!
Aux Éditions Robert Lafont, 2002, 631 pages.
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