Suspense, poésie et astrophysique pour petits et grands
Créé par René Laloux (aussi auteur de La planète sauvage et dessiné par Jean Giraud (connu sous le pseudonyme Moebius), Les maîtres du temps (1982) est fortement inspiré de la nouvelle de Stefan Wul : L'orphelin de Perdide (1958).
Le film raconte l’histoire d'un enfant nommé Piel sur la planète Perdide avec pour compagnon un appareil de communication. Mortel, le vol nuptial de millions de frelons géants a tué et fait fuir le peu d'habitants téméraires demeurés sur la planète pour sa fertilité. Les parents du jeune garçon n'ayant pas survécu, Piel se retrouve malgré lui seul dans une forêt à l'abri des frelons avec Mike, l’émetteur radio qui le conseille et le guide. Heureusement, le père de Piel a lancé un S.O.S. à Jaffar, un ami de toujours, tout juste avant de mourir.
C’est donc Jaffar qui guide le petit à partir de son vaisseau spatial avec un appareil équivalent à Mike. Sans l’approbation de ses passagers, un prince exilé à l’esprit tordu et sa femme, il met tout en œuvre pour secourir le jeune garçon de 7 ans seul sur la planète. Le bourlingueur effectue un détour pour faire monter Silbad, un vieil homme qui connaît très bien Perdide, et tente de rejoindre rapidement la planète tout en conduisant l’enfant à travers les dangers de Perdide.
Bien que les animations sont très primaires, probablement à cause d'un petit budget, l’histoire est mémorable et convient tant aux petits qu’aux grands. Alliant suspense, poésie et astrophysique, c’est un conte moderne qui se termine de façon étonnante, ne laissant personne indifférent.
À noter que l’histoire a déjà été disponible en disque vinyle, ce qui offrait une expérience des plus intéressantes pour les enfants.